Maroc: le Makhzen appelé à mettre fin à la répression contre le mouvement syndical

Une association marocaine a appelé à mettre fin à la répression exercée par le régime du Makhzen contre le mouvement syndical et à libérer les prisonniers politiques, invitant tous les travailleurs à participer aux mouvements de protestation légitimes, pour faire valoir leurs droits socio-professionnels.
Dans un communiqué, le Réseau Jonction pour la défense des droits des travailleurs a appelé tous les travailleurs à « participer à tous les mouvements de protestation légitimes, y compris ceux programmés ce lundi 20 février, pour faire pression sur les décideurs afin qu’ils répondent aux revendications ouvrières et populaires, mettent fin à toute forme de répression contre le mouvement syndical et de masse et libèrent les prisonniers politiques ».
L’association regrette dans son communiqué la situation actuelle au Royaume du Maroc, qui se caractérise notamment par « une atteinte sans précédent aux droits et acquis des travailleurs et ouvriers, dont l’existence est menacée par l’escalade de l’agression contre leur subsistance quotidienne, alors que la flambée des prix a affecté toutes les denrées alimentaires, les préparations pour nourrissons, le carburant, le transport, les médicaments et autres produits de première nécessité, dont l’eau potable, qui est menacée de privatisation ».
Il est signalé également dans le même communiqué, « des tentatives visant à faire passer des lois régressives au service des patrons et de l’Etat du Makhzen, comme la loi réglementaire pour l’exercice du droit de grève dans
le but de restreindre ce droit ».
Et cela, ajoute la source, dans un contexte marqué par « la hausse du taux de chômage, la fragilité professionnelle, la dégradation des conditions de travail et les attaques aux mouvements contestataires par la répression directe et les procès, le renvoi ou l’arrestation de nombreux salariés ».
Le réseau cite, à titre d’exemple, « le cas des enseignants contractuels, dont des centaines ont été suspendus de leurs postes, et le musellement des voix libres, en condamnant à la prison des jeunes du mouvement populaire,
des journalistes, des juristes, et des militants et activistes sur les réseaux sociaux ».
APS




