L’organisation de l’Université d’été des cadres de l’Etat sahraoui revêt une grande importance
L’ambassadeur de la République sahraouie auprès de l’Algérie, Khatri Addouh Khatri, a souligné que l’organisation annuelle en Algérie de l’Université d’été des cadres de l’Etat sahraoui et du Front Polisario revêt une grande importance et constitue un espace permettant de réaffirmer que la question sahraouie demeure une question de décolonisation.
Lors d’une conférence de presse animée samedi au Centre d’information sahraoui à Alger, consacrée aux préparatifs de la 14e édition de l’Université d’été des cadres de l’Etat sahraoui, prévue dans la wilaya de Boumerdès du 11 au 20 août, l’ambassadeur a précisé que cette manifestation constitue également « une étape scientifique et de formation permettant aux cadres sahraouis d’acquérir des connaissances et des données liées à l’histoire, à la politique et aux mutations internationales, afin de leur permettre de comprendre les défis actuels et d’anticiper les évolutions de la question sahraouie à la lumière des changements régionaux et internationaux ».
L’ambassadeur sahraoui a indiqué que l’Université d’été, placée cette année sous le slogan « Résistance, liberté et indépendance totale« , contribue à permettre aux cadres sahraouis « d’anticiper l’avenir et de faire face aux complots visant à fouler aux pieds le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, ainsi qu’aux tentatives de consacrer la politique du fait accompli que l’occupation marocaine cherche à imposer sur le terrain« , reproduisant ainsi, a-t-il ajouté, la démarche de l’occupation entamée avec l’invasion du Sahara occidental en 1975.
Concernant le programme de cette édition, l’ambassadeur a fait état de plus de 330 participants, aux côtés d’un panel d’enseignants et d’universitaires algériens et sahraouis qui animeront des conférences portant sur diverses thématiques liées à l’histoire, aux technologies, aux médias et à la communication, à la politique internationale et au droit international.
Le programme comprend également la question des ressources naturelles du Sahara occidental, dans un contexte marqué par le pillage de ces ressources par l’occupation marocaine et leur exploitation en dehors de la volonté du peuple sahraoui, ce qui soulève des questions juridiques et politiques liées au statut du territoire occupé, considéré comme une question de décolonisation dont le pro cessus n’est pas encore achevé.
Sur le plan historique et symbolique, M. Khatri Addouh Khatri a expliqué que l’organisation de l’Université du 11 au 20 août « revêt une portée particulière, dans la mesure où ces dates coïncident avec le double anniversaire de la tenue du Congrès de la Soummam et des Offensives du Nord-Constantinois », estimant que cette symbolique « traduit la profondeur de la convergence entre les parcours de lutte et de résistance des peuples algérien et sahraoui face au colonialisme et dans la défense de leur droit à la liberté et à l’indépendance ».
De son côté, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Souilah Boudjemaa, a estimé que les activités de l’Université porteront sur plusieurs dossiers liés à la question sahraouie, notamment la décolonisation, les mouvements de libération, la mémoire et la documentation de l’histoire, ainsi que les évolutions politiques et juridiques relatives au Sahara occidental.
Sur le volet des droits, certaines thématiques de l’Université seront consacrées au dossier des prisonniers politiques sahraouis, notamment les détenus du groupe « Gdeim Izik », considéré comme l’un des principaux dossiers liés aux violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, ainsi qu’aux revendications pers istantes en faveur du respect des droits des détenus et de la garantie d’un procès équitable.




