L’ONU alerte sur les munitions non explosées

La cheffe du Service de la lutte antimines des Nations unies, Kazumi Ogawa, a alerté sur une hausse sans précédent du danger posé par les munitions non explosées dans les zones de guerre ainsi que dans les pays sortant de conflits.
À l’issue d’une réunion des directeurs de programmes de lutte antimines et des conseillers de l’Organisation des Nations unies à Genève, elle a indiqué que les experts lui avaient confié n’avoir jamais observé, au cours de leur carrière, un nombre aussi élevé de conflits simultanés, selon un rapport publié samedi par l’ONU.
Elle a ajouté que le financement des opérations humanitaires de déminage a diminué malgré le besoin urgent de poursuivre le travail dans les zones de guerre et les pays sortant de conflits.
La responsable onusienne a également indiqué que 90% des victimes des restes explosifs à Ghaza, ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste, sont des civils, dont la majorité sont des enfants.
Les Nations unies avaient déjà averti que 5 à 10% des munitions utilisées à Ghaza n’ont pas explosé, ce qui signifie qu’une grande quantité d’explosifs mortels reste dispersée dans le territoire palestinien dévasté.
Ogawa a précisé que les équipes spécialisées peuvent récupérer certains engins et les placer dans des zones isolées, mais qu’elles ne peuvent pas encore les détruire, ce qui les laisse accumulés dans des endroits fréquentés quotidiennement par les enfants.
Et de poursuivre que des parents fouillent les décombres pour regagner leurs maisons et découvrent des dispositifs explosifs sans savoir comment les manipuler, tandis que les enfants sont exposés à ces dangers en jouant.




