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L’occupation sioniste a transformé Ghaza en le plus grand « ghetto » de l’histoire

L’occupation sioniste a transformé la bande de Ghaza, autrefois la plus grande « prison à ciel ouvert » du monde, en le plus grand « ghetto » de l’histoire, avec plus de deux millions de Palestiniens isolés sous le poids d’un double blocus sans précédent, déplore l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme (Euro-Med Human Rights Monitor).

Dans son dernier rapport, l’Observatoire soutient que l’entité sioniste concentre délibérément plus de deux millions de personnes dans une zone appauvrie couvrant moins de 30 % de la bande de Ghaza, créant ainsi une densité de population étouffante, la plus élevée au monde.

Selon cette ONG, ce blocus combine un contrôle militaire sur environ 70 % de la superficie de l’enclave palestinienne, contraignant les habitants à vivre dans des conditions de surpeuplement et les privant de leur droit au logement, et la fermeture des points de passage afin de contrôler systématiquement l’entrée des produits de première nécessité.

En conséquence, les habitants sont piégés dans une zone appauvrie, dépourvue du minimum nécessaire à leur survie, au milieu d’un génocide en cours depuis octobre 2023. Le blocus extérieur total et illégal, imposé par la fermeture des points de passage, resserre l’étau autour de millions de personnes déplacées de force dans la bande de Ghaza.

Il renforce la privation systématique en empêchant l’entrée de fournitures vitales, notamment de nourriture, de médicaments, de carburant et de matériaux de construction pour les abris. S’appuyant sur des données, l’ONG affirme que 460 Palestiniens, dont 164 enfants, sont morts de faim. Des dizaines d’autres sont morts dans des circonstances similaires, mais n’ont pas été recensés à cause de l’effondrement des systèmes de santé et des institutions à Ghaza.

Seuls 19 des 36 hôpitaux de l’enclave restent opérationnels, et tous ne fonctionnent que partiellement en raison de graves pénuries de médicaments, d’équipements et de carburant. Ce blocus « s’inscrit dans le cadre d’une restriction humanitaire qui s’accompagne d’une destruction généralisée des habitations et des établissements de santé, privant les habitants de leurs droits les plus fondamentaux et de leur capacité à survivre ou à bénéficier de soins médicaux », explique Euro-Med.

En entravant délibérément l’approvisionnement alimentaire et en empêchant l’entrée de carburant, l’occupation sioniste a mis hors service les usines de dessalement et les pompes à eau, forçant des centaines de milliers de personnes à boire de l’eau contaminée, ajoute l’ONG. Cette réalité, poursuit-elle, a entraîné la propagation de maladies infectieuses et cutanées, ainsi qu’une malnutrition aiguë parmi les personnes déplacées vivant sans même disposer des conditions les plus élémentaires en matière d’hygiène et de logement.

De plus, les restrictions imposées aux évacuations médicales privent des dizaines de milliers de patients et de blessés de la bande de Ghaza des soins spécialisés dont ils ont besoin. L’organisation relève, en outre, que le génocide sioniste a dévasté les structures familiales palestiniennes, notant qu’environ 60.000 enfants ont perdu un ou leurs deux parents, et plus de 26.000 femmes ont perdu leur mari. Beaucoup sont également confrontés à des déplacements répétés, à la perte de leurs revenus et à la peur des bombardements, même à l’intérieur des abris, ajoute-t-elle.

« Les conséquences de la transformation de Ghaza en ghetto vont au-delà de la menace constante de mort : elles frappent au cœur de sa structure économique et sociale et sapent les fondements de la stabilité humaine », prévient Euro-Med. L’observatoire rappelle, à ce titre, qu’environ 1,7 million de personnes restent déplacées et coupées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance. Le chômage a atteint 78 % en 2025, tandis que la pauvreté s’est étendue à la grande majorité de la population.

Des familles entières sont devenues totalement dépendantes de l’aide humanitaire pour survivre après avoir perdu leur logement et leurs revenus, sans aucune perspective de retrouver une vie normale. Environ 700.000 enfants sont privés d’une scolarité régulière en présentiel depuis près de trois ans, tandis que 91,8 % des enfants ayant participé aux consultations menées par l’Unicef ont déclaré craindre les bombardements, ajoute encore l’ONG.

(APS)

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