
L’Autorité électorale en Libye a annoncé lundi la clôture des candidatures pour la présidentielle de décembre après avoir reçu, selon les médias, les dossiers de plus de 90 candidats. Mais, si la liste est très longue, seulement deux femmes en font partie. La Haute commission nationale électorale (HNEC) doit annoncer ce mardi le nombre définitif des candidats ayant déposé leur dossier avant de publier sous douzaine les noms de ceux dont les candidatures ont été acceptées après avoir examiné leur dossier et répondu à d’éventuels recours. Parmi les candidats les plus en vue figurent notamment Seif al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, le maréchal Khalifa Haftar, qui occupe l’est et une partie du sud libyen, l’influent ex-ministre de l’Intérieur, Fathi Bachagha, et le chef du gouvernement intérimaire, Abdelhamid Dbeibah, note l’AFP. Laila Ben Khalifa, 46 ans, présidente et fondatrice du parti le Mouvement National, et Hounayda Al-Mahdi, chercheuse en sciences sociales, sont les deux seules femmes candidates. Pour l’élection du chef de l’Etat prévue le 24 décembre, le dépôt des candidatures s’est déroulé exclusivement dans trois bureaux de la Haute commission électorale : à Tripoli (ouest), Benghazi (est) et Sebha (sud). Avec le scrutin législatif qui doit se tenir en janvier, ces élections, aboutissement d’un processus politique laborieux parrainé par l’ ONU, sont censées tourner la page d’une décennie de chaos depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011 et mettre fin aux divisions et aux luttes fratricides entre deux camps rivaux, l’un dans l’ouest du pays et l’autre dans l’Est. Plus de 2,83 millions de Libyens sur environ sept millions d’habitants se sont inscrits pour voter. Pour la communauté internationale, la tenue des élections est essentielle pour pacifier le pays.




