Liban : les agences de l’ONU appellent à un cessez-le-feu alors que l’agression sioniste aggrave la situation

La situation humanitaire au Liban a dépassé les ravages causés par la guerre de 2006, ont déclaré
samedi les agences de l’ONU, publiant les dernières mises à jour sur le terrain dans un contexte d’appels à un cessez-le-feu immédiat.
« Les structures humanitaires sont également touchées », a déclaré Filippo Grandi, chef de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans un message publié sur les réseaux sociaux tôt samedi. « Même fuir (et prendresoin de ceux qui fuient) devient difficile et dangereux à mesure que la guerre continue de se propager », a-t-il déclaré.
« Alors que les frappes aériennes et les bombardements (sionistes) quotidiens continuent de ravager certaines parties du pays, la situation humanitaire au Liban a atteint des niveaux qui dépassent la gravité de la
guerre de 2006 », faisant 2.867 morts et plus de 13.000 blessés depuis le 8 octobre 2023, ont rapporté les autorités libanaises dans le dernier point du bureau de coordination humanitaire de l’ONU (OCHA) .
Au total, 842.648 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont 52 % de femmes et 48 % d’hommes, selon l’agence des Nations unies pour les migrations (OIM).
De son coté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a signalé 36 attaques contre des établissements de santé, avec 85 agents de santé tués et 51 blessés dans l’exercice de leurs fonctions, entre le 17 septembre et
le 31 octobre 2024.
En outre, les femmes enceintes ont été gravement touchées par l’escalade de la violence au Liban, selon l’agence des Nations unies pour la santé sexuelle et reproductive (UNFPA) .
« L’intensification du conflit dans tout le pays a eu un impact sur plus de 11 000 femmes enceintes, et 1 300 d’entre elles devraient accoucher sous peu malgré des pertes massives en infrastructures et un système de santé à la limite de la vulnérabilité », selon l’UNFPA.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a également émis un avertissement sur les impacts physiques et émotionnels dévastateurs du conflit sur les enfants, soulignant que « la guerre a laissé des enfants
traumatisés, présentant une profonde détresse émotionnelle et physique, notamment une anxiété accrue, de l’agressivité et des troubles du sommeil ».
Le conflit en cours aggrave également la crise économique du Liban, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies faisant état d' »une contraction potentielle de la production intérieure brute (PIB) pouvant
atteindre 15,6 % ».
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a signalé que l’escalade sioniste « aggrave les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés dépendantes de l’agriculture, intensifiant
une crise de sécurité alimentaire déjà grave à l’échelle nationale.
Agences




