InternationalMoyen-Orient

Les déplacés libanais commencent à rentrer chez eux à la faveur du cessez-le-feu

Des personnes déplacées par l’agression sioniste contre le Liban ont commencé à rentrer chez elles vendredi, ne serait-ce que pour vérifier si leurs maisons sont toujours debout.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, de nombreux immeubles ont été réduits à l’état de gravats. « J’ai inspecté ma maison et, Dieu merci, le bâtiment tient toujours debout », a déclaré Ali Hamza, un habitant du quartier de Dahiyeh, auprès de Reuters.

L’homme n’a pas pour autant l’intention de s’y réinstaller à court terme. « Les gens ont peur de revenir et il est impossible de vivre dans ces conditions, avec ces odeurs », souligne-t-il.

Malgré l’annonce jeudi soir par le président américain Donald Trump d’un accord de cessez-le-feu de dix jours, entré en vigueur à minuit, l’armée libanaise a appelé les habitants du Sud-Liban à ne pas rentrer chez eux dans l’immédiat et a fait état de bombardements sionistes sporadiques dans plusieurs villages de la région.

A Qasmiyeh, dont le pont sur le fleuve Litani a été bombardé jeudi par les forces armées sionistes – comme tous les autres ponts du Sud-Liban auparavant -, une voie de passage a néanmoins été rouverte pour permettre aux habitants de circuler.

A Nabatieh, une ville qui comptait quelque 75.000 habitants avant l’agression sioniste, aujourd’hui en grande partie détruite, certains se disent déterminés à rester chez eux mais d’autres n’en ont plus le courage.

« Tout est détruit, c’est invivable. Invivable. Nous prenons nos affaires et nous repartons », a déclaré à Reuters Fadel Badreddine, venu avec son jeune fils et sa femme. « Que Dieu mette fin à tout cela de façon définitive – pas temporaire – afin que nous puissions retourner dans nos maisons et sur nos terres », a-t-il ajouté.

L’agression sioniste a fait plus de 2.100 martyrs au Liban et contraint quelque 1,2 million de personnes à fuir leur foyer, selon les autorités libanaises.

(Agences)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page