Dans le cadre du Mois du patrimoine, célébré du 18 avril au 18 mai, le Centre culturel algérien (CCA) de Paris accueille l’exposition « Trésors du tapis algérien », organisée du 11 au 17 mai 2026. À travers cette manifestation culturelle, l’Algérie met en lumière l’un de ses héritages artisanaux les plus emblématiques, véritable expression de mémoire collective, d’identité territoriale et de transmission intergénérationnelle.
Installée au cœur du 15e arrondissement de Paris, l’exposition ouvre une fenêtre sur un univers où le tapis dépasse largement sa fonction décorative ou utilitaire. Dans l’espace algérien, il apparaît comme un langage tissé, une forme d’expression où se rencontrent le geste artisanal, les symboles, les traditions et les réalités géographiques propres à chaque région.
Des Aurès aux Hauts Plateaux, de l’Atlas tellien aux régions sahariennes, les tapis algériens traduisent la diversité et la richesse culturelle du pays à travers leurs motifs, leurs couleurs et leurs techniques de fabrication. Chaque pièce raconte une région, une mémoire familiale et une manière singulière de préserver les traditions ancestrales.
Une conférence au croisement de l’anthropologie et de l’art
Moment fort de cette programmation, la conférence intitulée « Habiter et tisser : Le tapis algérien des origines à la contemporanéité », organisée le mardi 12 mai, a réuni chercheurs, artistes et passionnés autour d’une réflexion approfondie sur la portée culturelle et symbolique du tapis algérien.
Animée par Rachida Kalfate Rostane, universitaire, professeure agrégée, docteure en anthropologie philosophique, ethnomusicologue et spécialiste des langues anciennes, ainsi que par l’artiste plasticienne et licière Khadidja Seddiki, la rencontre a proposé une lecture à la fois historique, anthropologique et artistique de cet héritage ancestral.
Le débat, modéré par le créateur de contenu et auteur Iyes Begriche, a permis d’explorer la manière dont le tapis algérien constitue une mémoire vivante et un savoir-faire qui se transmettent de génération en génération, tissant un véritable langage à travers le temps
Les intervenantes ont notamment mis en avant la richesse symbolique des motifs et l’importance du tissage comme pratique culturelle porteuse de sens, révélant les liens profonds entre territoire, identité et création.
Un savoir-faire ancestral transmis au public
Au-delà de l’exposition et de la conférence, l’événement s’accompagne également de démonstrations et d’ateliers de tissage en présence d’artisans venus d’Algérie. Ces rencontres offrent au public l’occasion de découvrir les techniques traditionnelles de fabrication et d’observer le travail minutieux qui se cache derrière chaque pièce.
Cette immersion dans l’univers du tapis algérien contribue à valoriser un patrimoine matériel et immatériel qui continue de résister à l’uniformisation culturelle et aux transformations du monde contemporain.
À travers cette initiative, le Centre culturel algérien de Paris confirme également son rôle de passerelle culturelle entre l’Algérie et l’international, en mettant en avant des expressions artistiques profondément enracinées dans l’histoire et l’identité du pays.
L’exposition « Trésors du tapis algérien » se poursuit jusqu’au 17 mai 2026 au Centre culturel algérien de Paris, avec entrée libre et gratuite.
(AL24NEWS)




