Le président libanais exclut toute normalisation avec l’entité sioniste

Le président libanais, Joseph Aoun, a exclu catégoriquement toute normalisation avec l’entité sioniste, réaffirmant l’attachement du Liban à sa souveraineté et au respect de ses frontières. « La paix est l’absence de guerre, ce qui est important pour nous au Liban à l’heure actuelle. Quant à la question de la normalisation, elle n’est pas envisagée dans la politique étrangère libanaise actuelle », a-t-il déclaré vendredi lors d’une rencontre avec une délégation d’un centre de réflexion.
Cette position intervient dans un contexte de violations continues du cessez-le-feu conclu en novembre dernier, à l’issue de l’agression sioniste qui a fait plus de 4.000 martyrs et près de 17.000 blessés, en majorité des femmes et des enfants. En vertu de cet accord, l’armée sioniste devait se retirer entièrement du sud du Liban avant le 26 février dernier. Or, cinq positions restent toujours occupées, entravant le déploiement complet de l’armée libanaise dans la zone frontalière.
Le président Aoun a dénoncé cette occupation persistante, qu’il considère comme un obstacle majeur à la stabilité et à la souveraineté du pays. Il a de nouveau appelé l’entité sioniste à se retirer immédiatement de ces positions et à fournir des garanties concrètes pour prévenir toute nouvelle agression.
Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les forces d’occupation poursuivent leurs frappes meurtrières. Jeudi, un Libanais a été tué et un autre blessé dans une attaque de drone à Mansouri, dans la région de Tyr. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes aériennes ont visé Yohmor el-Chaqif, au sud du pays, provoquant d’importants dégâts matériels. L’artillerie sioniste a également ciblé les abords de Chebaa, une localité déjà maintes fois touchée.
Plus récemment, mardi soir, une frappe menée près de Tripoli, au nord du Liban, a fait trois martyrs et treize blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Les victimes se trouvaient à bord d’un véhicule à Al-Airouniya au moment de l’attaque. Ces frappes quasi quotidiennes traduisent, selon Beyrouth, un mépris flagrant des engagements pris dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.
Dans ce climat de tension persistante, le président Aoun appelle la communauté internationale à intensifier la pression sur l’entité sioniste afin d’assurer le respect des résolutions internationales, de garantir la sécurité du Liban et d’éviter une nouvelle escalade.
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