Le Parlement arabe qualifie les intrusions de colons sionistes dans la mosquée Al-Aqsa de « terrorisme organisé »

Le président du Parlement arabe, Mohamed Al-Yamahi, a condamné la montée grave et systématique des intrusions de colons extrémistes dans les esplanades de la mosquée Al-Aqsa, à El Qods-Est, sous la protection directe des forces d’occupation sionistes, les qualifiant de « terrorisme organisé ».
Dans un communiqué publié lundi et repris par des médias, il a affirmé que « ces incursions, accompagnées de l’accomplissement de rituels talmudiques provocateurs, constituent une forme de terrorisme organisé et une violation flagrante du statu historique et juridique en vigueur dans la mosquée Al-Aqsa ».
Al-Yamahi a souligné, à cet égard, que « l’intensification des intrusions par les colons ne peut être dissociée de la décision des autorités d’occupation d’accorder aux extrémistes une couverture officielle pour effectuer des prières au sein de la mosquée ».
Il a affirmé qu’il s’agit « d’une atteinte manifeste au caractère sacré d’Al-Aqsa et d’une tentative évidente d’imposer par la force une division spatiale et temporelle du lieu saint », mettant en garde « contre la concomitance de cette escalade avec les agressions menées par les colons contre les citoyens palestiniens et leurs biens en Cisjordanie, ainsi que les actes de terreur contre des civils sans défense ».
Le président du Parlement arabe a appelé, à ce propos, « les parlements régionaux et internationaux, l’Union interparlementaire et les Nations unies à agir d’urgence pour classer les groupes de colons extrémistes comme organisations terroristes et les inscrire sur les listes internationales du terrorisme ».
Il a également demandé que « l’occupation soit tenue responsable de son soutien et de la protection qu’elle offre à ces groupes », affirmant que « le silence de la communauté internationale face à ce terrorisme ne fait qu’encourager l’escalade des crimes et menace la paix et la sécurité dans toute la région ».
La mosquée Al-Aqsa, dans toute son étendue de 144 dounams, est un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans, et que toute atteinte à ce site ou aux habitants d’El Qos-Est constitue une ligne rouge, a-t-il conclu.




