
Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les avancées réalisées par l’Algérie en matière de diversification économique et de lutte contre le blanchiment d’argent, tout en soulignant la robustesse des perspectives de l’économie nationale à court terme.
Dans un communiqué publié à l’issue de la mission effectuée à Alger du 16 au 30 juin dans le cadre des consultations de 2026 au titre de l’article IV, l’institution de Bretton Woods a salué « les efforts de diversification déployés par l’Algérie, notamment dans les secteurs minier et agricole », tout en l’encourageant à « poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité et l’investissement privé ».
Le Fonds a également salué « le retrait de l’Algérie de la liste grise en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », considérant cela comme « une réalisation importante, reflétant une forte volonté et de la poursuite des efforts de réforme ». Dans le domaine des finances, le FMI a mis en avant les efforts engagés pour diversifier les sources de financement.
« Les premières mesures visant à diversifier les sources de financement sont les bienvenues, notamment la première émission souveraine de Sukuk et le financement attendu d’une banque de développement régionale », a indiqué la même source. D’autre part, le FMI a souligné que la position géographique de l’Algérie et la richesse de ses ressources énergétiques « pourraient servir de levier pour renforcer son rôle sur le marché de l’énergie, avec l’Europe et l’Afrique ».
S’agissant des perspectives économiques de l’Algérie à court terme, elles « demeurent globalement positives, car la hausse des prix des hydrocarbures devrait augmenter les exportations et les recettes budgétaires », selon le FMI, qui estime que « la croissance du PIB devrait rester robuste à 3,8% en 2026 ». Le déficit extérieur devrait ainsi baisser sous l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures et de la baisse des importations, ajoute la même source.
(APS)




