Le fait s’apparente à une grande victoire de Bamako : le retrait de la France et ses partenaires du Mali officialisé, jeudi
Dans une déclaration conjointe, la France et ses partenaires conduisant les forces Task ‘’Barkhane’’ et ‘’Takuba’’ ont officialisé leur retrait, jeudi, du Mali ; après des annonces, depuis lundi passé, qui faisaient le lit à une décision.
En première lecture, cet évènement de haute importance, qui met fin à neuf ans de présence dans la région du Sahel, consacre une victoire politique qui fera date pour les autorités de Bamako.
Mais il fait quand même un effet boule neige, dans le sens où il met au pied du mur l’ONU et sa Force- Minusma dans une région qui reste largement exposée aux dangers du terrorisme, sous toutes ses formes.
Sur ce plan, la question des Casques bleus, 15.000 soldats au Mali, est déjà en débat au niveau du Conseil de sécurité des Nations- Unis, visant à cerner l’impact du retrait français.
Dans ce contexte, le Porte- parole de la mission onusienne, Olivier Salgado, a tenté de rassurer, aujourd’hui, indiquant que « Nous prendrons les dispositions nécessaires pour nous adapter au nouveau contexte en vue de pouvoir poursuivre la mise en œuvre de notre mandat », a-t-il affirmé.
Dans le même temps, l’Allemagne, et par la voix de son ministre de la défense, a affiché son scepticisme sur la possibilité de prolonger le mandat de son pays, impliqué au Mali à travers les deux missions de l’ONU et de l’Union européenne.
Il reste que Paris et ses partenaires ont émis leur souhait de rester engagés dans la région sahélienne et « étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest pour contenir la menace terroriste », ont- ils assuré, ajoutant que les paramètres de cette réorganisation allaient être arrêtés «d’ici juin 2022 », prévoient-ils.
En tout état de cause, ce retrait annoncé de la France, présente depuis 2013 au Mali, constitue un profond bouleversement, sur l’échiquier sécuritaire mais aussi au plan géopolitique de la région.
Une occurrence qui propose immanquablement de remettre en avant l’Accord de Paix au Mali.




