Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution sur la protection des enfants face aux risques numériques

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, lundi soir, à l’unanimité, une nouvelle résolution portant sur l’impact des technologies numériques dans la commission, la facilitation ou l’aggravation des violations et atteintes sur les enfants dans les situations de conflit armé, en mettant l’accent sur la prévention et le renforcement de la culture numérique des enfants afin de leur permettre d’identifier les risques.
Présenté par la Grèce, le texte exhorte les Etats membres à renforcer, au niveau national, le respect de leurs obligations en vertu du droit international visant à prévenir et à faire cesser les violations commises contre les enfants, y compris lorsque celles-ci sont perpétrées, facilitées ou amplifiées par le recours aux technologies numériques.
La résolution met particulièrement l’accent sur les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux et des plateformes numériques pour recruter et exploiter des enfants par les parties aux conflits armés. Selon les Nations unies, ce phénomène suscite « une préoccupation croissante » dans plusieurs zones de conflit.
Le texte encourage également les Etats à renforcer les programmes d’éducation et de sensibilisation au numérique destinés aux enfants, afin de les aider à reconnaître les risques en ligne.
Il les invite à envisager la mise en place de partenariats public-privé pour prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants, ainsi que d’autres violations, notamment en encourageant les fournisseurs de services numériques à concevoir des produits limitant l’exposition des enfants touchés par les conflits à des contenus ou à des communications préjudiciables.
La résolution demande à la Représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés de recenser les bonnes pratiques en matière de lutte contre les violations commises, facilitées ou aggravées par l’utilisation des technologies numériques.
Elle encourage également le secrétaire général à tirer des enseignements sur les risques et les avantages de ces technologies pour la protection des enfants et à les intégrer dans ses rapports pertinents, sous réserve de la disponibilité des ressources.
Les six violations graves commises contre les enfants dans les conflits armés, recensées par le Conseil de sécurité, comprennent le meurtre et les mutilations d’enfants, leur recrutement et leur utilisation, le viol et les autres formes de violences sexuelles, l’enlèvement d’enfants, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que le refus d’accès à l’aide humanitaire.
APS




