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Le Brent franchit les 120 dollars, les marchés mondiaux hésitent

Le prix du pétrole Brent a brièvement dépassé les 126 dollars le baril jeudi matin, porté par l’impasse des négociations entre Washington et Téhéran et les incertitudes autour du détroit d’Ormuz, selon l’Associated Press.

Le contrat de juin s’est établi à 121,90 dollars (+3,3 %), tandis que celui de juillet a atteint 112,02 dollars (+1,4 %). Le brut américain s’est également apprécié à 108,28 dollars (+1,3 %). Avant le déclenchement de la guerre fin février, le Brent évoluait autour de 70 dollars.

La poursuite du blocus des ports iraniens et la fermeture du détroit d’Ormuz entretiennent la flambée des prix. Les analystes de ING Bank soulignent que l’échec des discussions et le rejet par Donald Trump de la proposition iranienne de réouverture du détroit ont anéanti les espoirs d’un retour rapide des flux pétroliers. Le Brent atteint ainsi son plus haut niveau depuis 2008.

Sur le marché des devises, le dollar a reculé face au yen (160,02 contre 160,44 la veille), mais s’est renforcé face à l’euro (1,1686 contre 1,1675). La décision de la Réserve fédérale de maintenir ses taux inchangés continue de soutenir la monnaie américaine, considérée comme valeur refuge.

Les places boursières mondiales affichent des résultats contrastés. En Europe, le FTSE 100 progressait (+0,5 %), tandis que le CAC 40 (-1,1 %) et le DAX (-0,2 %) reculaient. En Asie, la tendance était majoritairement négative : Nikkei (-1 %), Kospi (-1,4 %), Hang Seng (-1,3 %). Seule Shanghai a légèrement progressé (+0,1 %), portée par une activité manufacturière toujours en expansion malgré le choc énergétique.

Aux États-Unis, Wall Street a terminé en ordre dispersé mercredi : S&P 500 (-0,1 %), Dow Jones (-0,6 %), Nasdaq (+0,1 %).

(Agences)

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