La Somalie rejette la décision sioniste concernant le « Somaliland »

Le ministre somalien de l’Information, Daoud Aweis, a exprimé dimanche soir le rejet catégorique de son pays de l’annonce par l’entité sioniste de la nomination d’un envoyé diplomatique auprès de la région somalienne du « Somaliland », qualifiant cette décision d' »acte agressif » visant à attiser les tensions dans la Corne de l’Afrique.
Le ministre somalien a décrit cette mesure comme « une violation flagrante de la souveraineté de la Somalie et de l’intégrité de son territoire », ainsi qu' »un indicateur de la poursuite des atteintes à l’Etat somalien », soulignant que son pays « est un Etat souverain dont l’unité ne peut être compromise ».
Il a indiqué que le gouvernement somalien a informé la communauté internationale de sa position de rejet, considérant la décision sioniste comme « un acte agressif » visant à provoquer des tensions dans la région.
Aweis a précisé que son pays « bénéficie d’un large soutien de la part des Nations unies, de l’Union africaine, de la Ligue des Etats arabes, ainsi que de plusieurs pays », affirmant que ces parties « partagent la position de rejet de la Somalie ».
Par ailleurs, il a mis en garde contre le fait que ces mesures pourraient entraîner de nouvelles tensions dans la région, soulignant que « la Somalie a suffisamment souffert des conflits et des guerres civiles, et qu’elle se concentre actuellement sur les défis sécuritaires, notamment la lutte contre les groupes terroristes », tels que le mouvement Shebab et l’organisation Etat islamique.
A rappeler que l’entité sioniste avait annoncé fin décembre dernier la reconnaissance du « Somaliland » en tant qu’un soi-disant « Etat indépendant et souverain », une décision largement rejetée par le gouvernement et le peuple somaliens, qui y ont vu une atteinte directe à la souveraineté et à l’unité nationale de la Somalie.
Cette annonce a également suscité un rejet arabe, régional et islamique, étant perçue comme un précédent dangereux et une menace pour la paix et la sécurité internationales, ainsi que pour les principes établis du droit international et de la Charte des Nations unies.




