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La réouverture du passage de Rafah uniquement pour les personnes ne mettra pas fin à la crise humanitaire à Ghaza

Le porte-parole de l’Agence des Nations unies  pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Jonathan Fowler, a déclaré que « la  réouverture du passage de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, uniquement  pour les personnes, sans permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, ne  mettra pas fin à la catastrophe humanitaire qui s’aggrave à Ghaza ».

S’exprimant jeudi soir lors d’une conférence de presse à New York,  il a  averti qu’ouvrir le passage de Rafah uniquement pour les personnes, sans  permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, ne change rien à la  situation dramatique dans l’enclave palestinienne ».

Précisant que la situation humanitaire avait connu une légère amélioration  durant l’été 2025, mais que celle-ci restait très limitée par rapport à  l’ampleur de la catastrophe, il a fait observer que « l’augmentation  partielle des importations de produits commerciaux et humanitaires ne  compense pas la destruction massive causée par cette crise humanitaire  artificielle ».

Fowler a souligné ,dans ce contexte, que « la tragédie demeure visible: les  enfants souffrent encore de la faim, les fournitures médicales sont  insuffisantes, les maladies se propagent, et les systèmes d’eau et  d’assainissement sont au bord de l’effondrement, tandis que le manque de  matériel d’hébergement persiste ».

Selon lui, 600 camions par jour représentent le minimum nécessaire pour  assurer la survie de la population, avertissant que « tout chiffre   inférieur signifie la poursuite de la crise, surtout avec les restrictions  imposées sur les types d’aides et les heures d’ouverture des points de  passage ».

Par ailleurs, le porte-parole a souligné que « la continuité du blocage des  activités de l’UNRWA après la trêve reflète un choix politique, visant la  plus grande organisation humanitaire opérant à Ghaza, malgré sa  préparation, son expérience et ses capacités opérationnelles étendues.

Fowler a conclu en insistant sur le fait que « le respect du droit  humanitaire international et des principes humanitaires fondamentaux reste  un impératif incontournable ».

(APS)  

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