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La démobilisation des enfants soldats doit intervenir sans délai au Soudan du Sud (ONU)

L’abolition du recrutement de mineurs et la démobilisation des enfants soldats doivent intervenir sans délai au Soudan du Sud, ont indiqué ce vendredi des experts indépendants de l’ONU.
Lors de l’examen du rapport initial de Juba, qui s’est déroulé vendredi à Genève, le Comité des droits de l’enfant a exprimé son inquiétude sur « l’enrôlement d’enfants » au Soudan du Sud.


« Je suis préoccupé par le fait que des enfants continuent d’être recrutés par les forces gouvernementales et les groupes armés », a déclaré Gehad Madi, Coordonnateur du groupe de travail chargé par le Comité d’examiner le rapport du Soudan du Sud.
Selon l’expert, ces enfants ne bénéficient pas d’un soutien suffisant pour se réinsérer dans la société, et l’impunité règne toujours à l’égard de ce crime.


« Quelles mesures ont été mises en place pour remédier à cette situation?.
Quel est le sort de ces enfants, et qu’a-t-il été fait pour punir les responsables? », s’est interrogé M. Madi.
D’autre part, des abus sexuels, des meurtres d’enfants et des attaques contre des écoles ou hôpitaux se poursuivent dans « l’impunité ». Des services de réinsertion d’anciens enfants soldats font aussi défaut, a
relevé le même responsable.


Face à ces inquiétudes, le pays devrait sans délai « abolir le recrutement de mineurs », selon M. Madi. Le Comité demande également à Juba de « démobiliser immédiatement les enfants soldats » et de traduire en justice les personnes prenant part au recrutement d’enfants, a insisté un expert du
Comité. Face à ces accusations, la délégation sud-soudanaise, conduite par Aya Benjamin Warille, ministre de l’Egalité des sexes, de l’enfance et des affaires sociales du Soudan du Sud, a fait savoir que le ministère de la Défense avait désigné quarante juges pour enquêter sur les violations des droits de l’homme commises dans le pays, y compris contre les enfants. Une cour martiale itinérante a été créée pour juger ces affaires.


« Plusieurs jugements ont été rendus et des agresseurs emprisonnés », a-t-elle indiqué. Par ailleurs, le dernier en date de plusieurs plans d’action successifs contre le recrutement d’enfants soldats au Soudan du Sud a été adopté en 2020 Selon Juba, son application a commencé par la création d’une commission interministérielle de haut niveau.
Selon les statistiques établies par cette commission, 48 enfants ont été démobilisés en 2020-2021.

Les enfants démobilisés sont réintégrés dans leur communauté par la Commission de démobilisation et de réinsertion, avec l’aide des Nations unies.

(APS)

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