La Cour suprême américaine suspend les expulsions de migrants vénézuéliens

La Cour suprême des États-Unis a suspendu samedi l’expulsion en vertu d’une loi du 18e siècle de migrants vénézuéliens soupçonnés d’appartenir à un gang criminel, un nouvel épisode des démêlés de l’administration de Donald Trump avec la justice.
Le gouvernement est tenu de n’expulser aucun membre de cette catégorie de détenus aux États-Unis jusqu’à nouvel ordre de ce tribunal, a statué la plus haute instance juridique américaine dans une décision publiée en pleine nuit et à laquelle se sont opposés deux de ses juges les plus conservateurs.
Cette décision fait suite à un recours en urgence déposé par des avocats spécialisés en droits de la personne afin de stopper l’expulsion de migrants actuellement détenus dans un centre au Texas.
Ils étaient en danger imminent de passer leur vie dans une prison étrangère terrible sans jamais avoir eu la chance d’aller au tribunal, a souligné samedi l’un d’entre eux, Lee Gelernt, dans un communiqué, se disant soulagé par cette décision.
L’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union – ACLU) a indiqué dans son recours en urgence vendredi soir que le groupe de Vénézuéliens détenus au Texas avait été informé qu’ils seraient expulsés de manière imminente en vertu de la loi sur les ennemis étrangers.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité absolue, invoquant une invasion des États-Unis par des criminels venus de l’étranger, et mettant en scène des expulsions de migrants.
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