La cheffe de la diplomatie allemande à Kiev et Moscou
La cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock se rendra lundi à Kiev puis le lendemain à Moscou, avant un déplacement avec son homologue français Jean-Yves Le Drian sur la ligne de démarcation dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé vendredi Berlin et Paris.
La ministre allemande des Affaires étrangères s’entretiendra notamment à Kiev avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé le porte-parole de son ministère, Christofer Burger.
Ce déplacement sera notamment l’occasion de marquer le 30e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre Berlin et Kiev, selon ce porte-parole.
La ministre écologiste se rendra ensuite mardi à Moscou pour un entretien avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Ces premiers déplacements en Ukraine et Russie de la nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères, en poste depuis début décembre, interviennent dans un contexte particulièrement tendu avec la Russie à la frontière ukrainienne.
« Nous ferons une visite commune en Ukraine dans les jours qui viennent (..) sur la ligne de démarcation » entre sépararistes prorusses et forces ukrainiennes, a précisé peu après son homologue français, Jean-Yves Le Drian, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Brest (ouest de la France). Cette visite commune est programmée « début février », a précisé une source diplomatique française. Mme Barbock va « préparer (à Kiev) ce déplacement commun », a déclaré Jean-Yves Le Drian. Les Occidentaux accusent la Russie d’avoir massé quelque 100.000 soldats à la frontière avec l’Ukraine pour préparer une attaque contre ce pays, une intention dont Moscou se défend. La Russie réclame de son côté des garanties occidentales sur un arrêt de l’élargissement de cette alliance militaire à ses frontières, notamment à l’Ukraine. Ces tensions pourraient avoir des répercussions sur le gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie et l’Allemagne et auquel l’Ukraine est opposée.
Les Etats-Unis, mais aussi les ministres écologistes du gouvernement allemand, estiment qu’en cas d’entrée de troupes russes en Ukraine, ce gazoduc, pas encore en activité, devrait être visé par des sanctions. Les ministres sociaux-démocrates allemands jugent eux que ce gazoduc, un projet « privé », devrait être tenu à l’écart du dossier ukrainien.




