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la Bourse de Paris attendue en baisse, encore sous le coup de Powell

La Bourse de Paris est attendue en net repli à l’ouverture lundi, poursuivant sa baisse entamée vendredi en fin de séance, après le discours sans concession du président de la Banque centrale américaine Jerome Powell.
Le contrat à terme de l’indice vedette CAC 40 reculait de 1,50% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance. Vendredi, il avait perdu 1,68% à 6.274,26 points, concluant la semaine sur une perte de 3,41%, sa pire performance en deux mois.
La cote parisienne avait déjà mal réagi au discours de M. Powell mais, après sa clôture, les marchés américains ont continué de s’enfoncer: au final vendredi, le Dow Jones a abandonné, 3,03% lâchant plus de 1.000 points, sa pire performance sur une séance depuis mi-mai. L’indice Nasdaq a perdu 3,94%, et l’indice élargi S&P 500, 3,37%. La Bourse de Paris est revenue à son niveau de fin juillet. Cet été, les
indices avaient regagné du terrain après leur pire premier semestre depuis 2008, dans l’espoir que les banquiers centraux amorcent un pivot dans leur politique monétaire, marquant la fin de la période de fort redressement des taux directeurs.

Mais vendredi, dans le cadre du symposium de Jackson Hole (Wyoming), la grand-messe annuelle des banquiers centraux, le président de la Fed a confirmé les orientations de l’institution.

grand-messe annuelle des banquiers centraux, le président de la Fed a confirmé les orientations de l’institution.
La banque centrale américaine va « vigoureusement user de ses outils » pour juguler l’inflation. Cela va entraîner « une longue période de croissance plus faible », mais y renoncer serait, selon lui, encore plus dommageable pour l’économie.
« Son message a été clair: l’inflation doit baisser, même si les ménages et les entreprises doivent en souffrir », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Ce discours a entraîné une hausse des taux d’intérêt pour la dette des Etats, et un nouveau renforcement du dollar par rapport à l’euro, de nouveau largement sous la parité (un euro pour 0,9921 dollar à 07H45).
Samedi, Isabel Schnabel, membre influente du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) a aussi affirmé à la tribune de Jackson Hole que les banques centrales devaient agir avec « détermination » pour combattre l’inflation, « même au risque d’une croissance plus faible et d’un chômage plus élevé ».
L’agenda des indicateurs économiques est pauvre lundi, mais va ensuite s’animer avec les chiffres de l’inflation en zone euro, les estimations définitives des indicateurs d’activité pour le mois d’août
PMI et enfin le rapport mensuel de l’emploi aux Etats-Unis vendredi.
Parmi les valeurs à suivre, il y a lieu de noter que Northern Lights, projet de stockage du CO2 détenu à parts égales par Total Energies, Equinor et Shell, a signé un premier accord commercial avec le fabricant norvégien d’engrais minéraux Yara, selon un communiqué lundi de Total Energies.

(APS)

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