La Banque mondiale va soutenir des projets nucléaires « pour la première fois depuis des décennies »

La Banque mondiale (BM) va soutenir des projets de production d’énergie à partir du nucléaire « pour la première fois depuis des décennies », a annoncé mercredi le président de l’institution, Ajay Banga, au personnel dans un courrier.
Cela passera par un soutien « aux efforts de prolongement des réacteurs existants dans les pays qui en ont déjà, à l’amélioration des réseaux et infrastructures. Nous allons également travailler à l’accélération du potentiel des petits réacteurs modulaires (PRM) qui offriront une option viable à plus de pays à long terme », a expliqué dans son mail le président de la BM.
Pour y parvenir, la Banque va s’engager dans un « partenariat » avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de « renforcer notre capacité à conseiller sur les garanties de non-prolifération, la sécurité et le cadre de régulation », a détaillé M. Banga.
Il n’a pas précisé les montants qui pourraient être alloués à ces projets. Fin avril, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, s’était félicité sur X d’un « dialogue constructif avec la Banque mondiale » sur le sujet, soulignant néanmoins que « le financement est essentiel » et que son organisation était « prête à soutenir » la BM en cas d’évolution de son approche sur le sujet.
L’institution basée à Washington s’est donnée pour objectif de connecter aux réseaux électriques plus de 300 millions de personnes dans la prochaine décennie, y voyant une nécessité pour lutter contre la pauvreté, sa mission première.
Mais, comme l’a souligné Ajay Banga, « la demande en électricité va plus que doubler dans les pays en développement d’ici à 2035 », ce qui nécessitera de porter le financement dans les réseaux électriques de 280 milliards de dollars par an actuellement à 630 milliards de dollars par an dans une décennie.
(APS)




