AsieInternational

Kazakhstan : Deuil national après la mort de 36 mineurs

Les recherches des mineurs du groupe ArcelorMittal portés disparus dans l’un des pires accidents
industriels de l’histoire du Kazakhstan, qui a fait au moins 36 morts, se poursuivent dimanche dans cet immense pays d’Asie centrale qui a décrété un jour de deuil national .

Ce coup de grisou dans la mine Kostenko à Karaganda (centre) s’ajoute à une longue liste de drames déjà survenus dans des sites kazakhs d’ArcelorMittal, et a poussé le gouvernement kazakh à nationaliser la
filiale locale du géant mondial de l’acier.

Selon un point du ministère des Situations d’urgence à 10h00 locales , « les corps de 36 mineurs ont été retrouvés et 10 travailleurs étaient toujours recherchés ».

Les chances de les retrouver vivants sont cependant « très faibles », avaient prévenu les sauveteurs la veille au soir, en raison de l’absence de ventilation dans la mine, de la faible autonomie des respirateurs d’urgence pour mineurs et de la puissance de l’explosion, qui s’est propagée sur deux kilomètres.

Immédiatement après l’annonce de l’accident samedi matin, le président du Kazakhstan, Kassym-
Jomart Tokaïev, avait ordonné de « mettre fin à la coopération » avec le groupe.

En présence des familles des victimes à Karaganda, il avait qualifié ArcelorMittal de « pire entreprise de l’histoire du Kazakhstan du point de vue de la coopération avec le gouvernement ».

Conséquence immédiate, le gouvernement kazakh et le géant de l’acier ont annoncé un accord préliminaire pour « transférer la propriété de l’entreprise en faveur de la République du Kazakhstan ».

Le groupe avait précisé « s’engager à finaliser dans les plus brefs délais la transaction » de sa filiale locale, ArcelorMittal Temirtaou.

Agences

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button