Journée africaine des droits de l’Homme: Le peuple sahraoui toujours privé de ses droits
Au Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, la politique criminelle du régime du Makhzen se perpétue toujours et le peuple sahraoui continue d’être victime d’une répression féroce de la part des forces d’occupation marocaines, lesquelles ciblent les femmes, les enfants et les personnes
âgées qui sont torturés, humiliés, arbitrairement détenus et incarcérés dans les geôles marocaines.
Il est malheureux de constater qu’au jour d’aujourd’hui, le royaume du Maroc continue d’adopter une attitude négative, une stratégie deconfrontation et une fuite en avant comme style de politique permanente,érigeant de nouveaux obstacles sur le chemin du processus du règlement duconflit sahraoui.
Les violations systématiques, massives et répétées des droits de l’Homme au Sahara occidental par l’occupant marocain sont vérifiées et établies par de nombreuses ONGs internationales, par le rapporteur spécial de l’ONU ainsi que par les institutions internationales et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples.
D’ailleurs, dans son dernier rapport sur la situation au Sahara occidental, présenté le 16 octobre devant les membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit inquiet de la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.
Selon M. Guterres, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) « a continué de recevoir des allégations faisant état d’un rétrécissement croissant de l’espace civique, notamment du fait d’obstructions, d’intimidations et de restrictions à l’encontre de militants sahraouis, de défenseurs des droits humains et de mouvements estudiantins ».
Et « les organisations qui défendent le droit à l’autodétermination continuent de se heurter à des obstacles en matière d’enregistrement et de tenue de réunions et sont la cible d’intimidation et de surveillance », a-t-il ajouté.
Guterres a, en outre, indiqué que les autorités d’occupation marocaines ont continué « à empêcher et à réprimer les rassemblements en faveur du droit à l’autodétermination et les commémorations sahraouies », faisant savoir que le HCDH a reçu des allégations concernant au moins six cas d’observateurs internationaux, de chercheurs et d’avocats actifs sur la question du Sahara occidental qui se sont vu refuser l’entrée au Sahara occidental ou qui en ont été expulsés.
Le patron de l’ONU a fait remarquer aussi que « les familles de militants des droits humains et de prisonniers politiques ont également fait l’objet de représailles, d’intimidations ou de discriminations en raison de leurs opinions politiques et du soutien apporté à leurs proches ».
Ces violations marocaines persistent alors que l’UA, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples et les peuples d’Afrique soutiennent totalement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et son représentant unique et légitime, le Front Polisario, reconnu par la communauté internationale en tant que tel.
APS




