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Hachichi : l’Algérie, un pont stratégique entre l’Afrique et l’Europe pour le développement énergétique et la coopération régionale

Le Président Directeur Général de Sonatrach Rachid Hachichi, dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la 13e édition du salon NAPEC (Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference) a affirmé que l’évènement s’est imposé à juste titre en tant que plateforme internationale privilégiée pour le dialogue, la coopération et l’échange de visions sur l’avenir de l’énergie, indique un communiqué du Groupe pétro-gazier algérien.

Il a ajouté que cette Conférence revêt désormais une importance capitale, en raison notamment des questions qui y sont abordées, des problématiques qui y sont traitées et plus généralement des défis qu’elle s’efforce de relever et des opportunités qu’elle ambitionne d’explorer.

Sous le slogan « Accélérer l’accès à l’énergie de demain et parvenir à un mix énergétique efficace grâce au partenariat, à l’investissement, à l’innovation et à la technologie », Hachichi l’a qualifié de fédérateur et très expressif, qui incarne concrètement une ambition commune à laquelle nous adhérons tous.

« Dans cette perspective, il parait évident que le débat sur l’énergie, dans le contexte des profondes mutations que connaît le monde actuel, ne se limite plus aujourd’hui aux questions de disponibilité ou de prix, mais intègre aussi la capacité à disposer d’une énergie propre, sûre et durable. A ce stade, l’apport de la technologie moderne mérite ici d’être souligné, car il nous ouvre de nouvelles perspectives pour repenser les modes de production et les modes de consommation jusque-là en vigueur », a-t- dit.

« À cet égard, la numérisation, l’intelligence artificielle et les technologies avancées de traitement des données sont devenues des facteurs essentiels pour rationaliser les processus et améliorer le rendement énergétique. De même, les technologies de capture, de stockage et d’utilisation du dioxyde de carbone ouvrent de réelles perspectives en matière de réduction significative de l’empreinte carbone, tout en garantissant la pérennité des ressources énergétiques traditionnelles », a affirmé Hachichi.

« Dans ce même contexte, Il convient de souligner également l’importance d’investir dans la réduction des émissions de méthane, considéré comme l’un des gaz ayant un impact significatif sur le réchauffement climatique. Dans ce domaine, je tiens à souligner que SONATRACH a inscrit cet objectif en tant qu’axe majeur de sa stratégie environnementale, en cohérence avec la nouvelle politique climatique que l’entreprise a adopté et qui vise pertinemment à trouver un équilibre entre la croissance économique, d’une part, et la réduction des effets négatifs du changement climatique, d’autre part », a poursuivi Hachichi.

« Dans le domaine du gaz naturel, SONATRACH a indéniablement prouvé sa capacité à être un fournisseur sûr et fiable pour les marchés mondiaux. Nous pensons en effet que le gaz naturel, en tant qu’énergie fossile la plus propre et la moins polluante par rapport au charbon ou au pétrole, conserve sa place d’énergie de transition essentielle, car offrant une grande flexibilité et favorisant efficacement l’intégration des énergies renouvelables dans les réseaux énergétiques. », a -t- poursuivi.

Le mix énergétique envisagé vise à équilibrer les besoins actuels et futurs : d’une part, en s’appuyant sur le gaz naturel et le pétrole pour répondre à la demande mondiale et assurer la sécurité énergétique ; d’autre part, en développant les énergies nouvelles et renouvelables, comme l’hydrogène vert et le solaire, pour réussir une transition énergétique progressive, réaliste et respectueuse de l’environnement tout en soutenant le développement économique et social.

« L’avenir de l’énergie ne peut être envisagé sans considérer l’Afrique, riche en ressources et en capital humain jeune, et promise à un bel avenir. Le renforcement de la coopération énergétique africaine constitue un choix stratégique pour répondre à la demande, favoriser le développement durable et réduire les inégalités d’accès à une énergie moderne et sûre », a-t- souligné.

« Pont naturel entre l’Afrique et l’Europe, l’Algérie, de par sa situation géographique privilégiée et son expérience dans l’industrie des hydrocarbures, œuvre constamment, à travers SONATRACH, à renforcer sa coopération avec les pays africains, que ce soit dans les domaines de l’exploration, de la production, du développement des infrastructures énergétiques, ou dans les filières de la formation, de la recherche et de l’innovation. A ce titre, nous avons toujours exprimé notre volonté d’approfondir et de diversifier les partenariats dans divers domaines », a -t- indiqué.

Les pays du bassin méditerranéen sont pour nous des partenaires stratégiques, en raison de liens historiques, d’intérêts énergétiques communs et de projets à long terme. Dans ce cadre, l’Algérie, via SONATRACH, œuvre à renforcer son rôle dans la sécurité énergétique méditerranéenne en développant des infrastructures, en augmentant les capacités de transport et de stockage, et en nouant des partenariats en recherche et innovation, notamment sur l’hydrogène et les énergies nouvelles, a affirmé Hachichi.

 

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