Ghaza : plus de 75 milliards de dollars de dommages et de pertes, selon un rapport des organisations internationales

L’agression sioniste dans la bande de Ghaza a causé plus de 75 milliards de dollars de dommages et de pertes, selon un rapport actualisé publié conjointement par la Banque mondiale, les Nations unies et l’Union européenne.
Le document indique que l’agression sioniste, qui s’est étendu d’octobre 2023 à octobre 2025, a entraîné des destructions massives des infrastructures et des secteurs essentiels, provoquant une crise humanitaire qualifiée de catastrophique et touchant tous les aspects de la vie dans l’enclave palestinienne.
Les dommages directs aux infrastructures sont estimés à 35,2 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques s’élèvent à près de 22,7 milliards de dollars, selon le même rapport.
Le secteur du logement est le plus touché, avec environ 18 milliards de dollars de dégâts, suivi par le commerce et l’industrie, qui sont estimés à 9 milliards de dollars.
Les transports ont subi des dommages évalués à 3,21 milliards de dollars, tandis que les secteurs de l’eau et de l’assainissement atteignent 1,7 milliard de dollars.
Le secteur de la santé enregistre 6,78 milliards de dollars de pertes économiques, auxquels s’ajoutent 1,39 milliard de dollars de dommages directs.
Le rapport estime les besoins de reconstruction à 16,2 milliards de dollars pour le logement, 10,5 milliards pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, 10 milliards pour la santé et 9 milliards pour le commerce et l’industrie, soit près de 64 % des besoins totaux.
Il indique également que plus de 1,9 million de Palestiniens ont été déplacés à l’intérieur de la bande de Ghaza, et qu’environ 60 % de la population a perdu son logement, dans un contexte d’effondrement des services essentiels.
Les besoins urgents pour la phase initiale de relèvement sont évalués à 10,8 milliards de dollars, tandis que la reconstruction à long terme nécessitera plus de 45 milliards de dollars sur cinq ans.
Enfin, le rapport souligne que la réussite des efforts de relèvement et de reconstruction dépendra d’une coordination internationale étroite, d’un financement durable et d’une répartition claire des responsabilités entre les acteurs concernés.
(APS)




