
Le ministre algérien du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a affirmé, vendredi à Berlin (Allemagne), que la coopération commerciale entre l’Algérie et l’Allemagne connaissait, ces dernières années, une évolution porteuse d’optimisme.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux du Forum économique algéro-allemand, organisé dans le cadre de la visite officielle qu’a effectuée le président algérien, M. Abdelmadjid Tebboune, en République fédérale d’Allemagne, à l’invitation du président allemand, M. Frank-Walter Steinmeier, M. Rezig a indiqué que le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne avait atteint près de 3 milliards de dollars en 2025, en hausse par rapport à 2024, où il s’était établi à 1,74 milliard de dollars.
En 2025, l’Allemagne occupait la 9e place dans le classement des partenaires, la 4e parmi les fournisseurs et la 16e parmi les clients, a-t-il précisé.
A cette occasion, le ministre a mis en avant les étapes importantes franchies par l’Algérie en vue d’améliorer le climat des affaires et instaurer un environnement attractif et propice à l’investissement, à travers de vastes réformes législatives et structurelles, visant à diversifier l’économie nationale.
A cet égard, M. Rezig a souligné que l’Algérie, forte de sa position stratégique et de ses réformes économiques continues, avance à pas fermes vers la diversification de son économie et la promotion de l’investissement, d’autant plus qu’elle considère l’Allemagne comme « un partenaire technologique et économique fiable ».
Il a, à ce propos, réaffirmé la détermination de l’Algérie à poursuivre la dynamique des relations bilatérales avec l’Allemagne, à travers la mise en œuvre de nombreux projets vitaux et la conclusion de plusieurs nouveaux accords au cours des prochaines années, tout en renforçant le dialogue et la coopération stratégique entre les deux pays.
Il a également souligné que le marché algérien constitue aujourd’hui, grâce à sa position géostratégique et à ses infrastructures, « une porte d’entrée majeure vers le marché africain prometteur ».
Rezig a, en outre, mis en avant l’importance de ce Forum, qu’il a qualifié d »événement économique majeur et d’acquis supplémentaire dans le processus de coopération stratégique et de partenariat économique privilégié entre l’Algérie et l’Allemagne », ajoutant que cette rencontre traduit « la profondeur des relations historiques et politiques privilégiées entre les deux pays en partenariats économiques concrets et en projets tangibles, au mieux des intérêts communs des économies des deux pays ».
Le partenariat algéro-allemand « dépasse le cadre traditionnel des échanges commerciaux pour dessiner les contours d’un modèle économique intégré fondé sur le principe gagnant-gagnant, ainsi que sur l’échange d’expertises et de technologies », a poursuivi le ministre, relevant que « l’Allemagne n’est pas seulement un partenaire commercial traditionnel, mais un allié stratégique fiable pour l’Algérie ».
« Nous sommes aujourd’hui face à une opportunité exceptionnelle d’unifier nos visions et de renforcer les concertations afin de jeter les bases concrètes de projets communs au service de nos intérêts mutuels, à même d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs et aux entrepreneurs, tout en prospectant des solutions appropriées aux défis actuels dans une économie mondiale en fluctuation », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, a souligné l’importance de « miser sur l’investissement, la production, l’innovation et le transfert de connaissances pour façonner l’avenir des relations économiques entre les deux pays ». Il a précisé que la délégation algérienne, composée de plus de 120 chefs d’entreprise représentant divers secteurs d’activité, traduit « un message fort reflétant la volonté réelle des entreprises algériennes de nouer des partenariats stratégiques et durables avec leurs homologues allemandes ».
Concernant les accords de partenariat et les mémorandums d’entente signés à l’occasion du forum, M. Moula a précisé qu’ils portent sur « trois axes stratégiques qui constituent aujourd’hui les fondements de la stabilité et de la prospérité des Etats, à savoir la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire ».
Après avoir mis en lumière les atouts dont dispose l’Algérie, faisant d’elle une porte d’entrée vers le continent africain, M. Moula a affirmé que l’ambition de la partie algérienne est de « faire évoluer les relations économiques avec l’Allemagne d’une logique d’échanges commerciaux vers un véritable partenariat industriel et un investissement productif, au mieux des intérêts des deux pays et au service de la création de richesse et d’emplois ».
(APS)




