Farid Ghezali : Consolider la souveraineté énergétique du continent africain, parmi les axes prioritaires de l’APPO

Le secrétaire général de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), l’Algérien Farid Ghezali, a affirmé que la consolidation de la souveraineté énergétique du continent figure parmi les axes de travail prioritaires de l’organisation, de même que le lancement bientôt de la Banque africaine de l’énergie (BAE), le développement des capacités africaines de production, d’infrastructures et de compétences, dans une optique d’intégration.
« Renforcer la souveraineté énergétique de l’Afrique constitue l’une des priorités de l’APPO dans le cadre d’une nouvelle phase de son action », a précisé M. Ghezali dans une déclaration pour le site web de l’organisation, rapportée par l’agence de presse algérienne.
Cette souveraineté, a-t-il expliqué, devrait se traduire par une « capacité de prendre des décisions stratégiques, de maîtriser nos ressources, de développer nos infrastructures et de veiller à ce que les populations africaines bénéficient réellement de la richesse énergétique du continent ».
L’organisation énergétique africaine focalise aussi sur le développement du contenu local et des compétences africaines, à travers le renforcement des entreprises du continent, la formation, le transfert de technologie, l’emplois des jeunes, la participation des femmes et le renforcement des instituts africains de formation.
La consolidation de la souveraineté énergétique africaine passe également par le renforcement des capacités de financement du continent. L’APPO fait ainsi de l’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie sa première priorité stratégique.
Cette volonté de renforcer les infrastructures énergétiques africaines se retrouve également dans le soutien réitéré récemment par le SG de l’APPO au projet de gazoduc transsaharien Nigeria-Niger-Algérie (TSGP), qu’il a qualifié de projet « structurant pour l’Afrique ». Ce type d’infrastructure est à même de renforcer la sécurité énergétique du continent et conforter sa place sur les marchés internationaux.
C’est ainsi que l’APPO entend également travailler davantage pour l’intégration des marchés énergétiques africains, à travers des infrastructures interconnectées, des réglementations compatibles, des données de marché fiables et des cadres commerciaux transparents, « et surtout une volonté politique commune », souligne M. Ghezali.
Dans cette même logique, l’organisation entend œuvrer à l’harmonisation des cadres réglementaires, et « établir des principes communs, des standards comparables et un niveau plus élevé de prévisibilité juridique », a-t-il ajouté.
Le renforcement de l’APPO constitue enfin une autre priorité, ajoute M. Ghezali, avec l’objectif de renforcer ses capacités institutionnelles pour faire de l’organisation un institution « plus visible, plus professionnelle, plus performante », financièrement durable et davantage orientée vers des résultats mesurables.
Pour rappel, l’APPO a été créée en 1987 à l’initiative de l’Algérie et de plusieurs pays africains producteurs de pétrole.
Cette organisation, qui compte actuellement 18 Etats membres, constitue un cadre institutionnel, qui vise à coordonner les politiques pétrolières entre les pays membres et à renforcer la coopération et l’intégration en matière d’exploration, de production, de raffinage et de transfert de technologie, ainsi qu’à soutenir la recherche scientifique, la formation et le développement des compétences.




