Ethiopie: l’OMS dénonce les violences en Amhara qui « entravent l’aide humanitaire »

« Les violences en cours » en Amhara entravent l’aide humanitaire dans cette région du nord de l’Ethiopie, a déploré dimanche le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en appelant à la paix et en demandant un « accès ininterrompu » à la zone.
Ces affrontements entre combattants locaux et armée dans le deuxième paysle plus peuplé d’Afrique interviennent seulement neuf mois après la fin d’un conflit dévastateur dans la région voisine du Tigré, qui a aussi
impliqué des combattants de l’Amhara.
Le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé samedi avoir procédé à des arrestations liées à « la crise sécuritaire en région Amhara », après y avoir imposé la veille l’état d’urgence.
Dimanche, le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, originaire d’Ethiopie, a indiqué que son organisation était « préoccupée par les violences en cours ».
« L’accès humanitaire est difficile en raison du blocage des routes. Les communications sont difficiles en raison de la suspension d’internet », a-t-il déclaré sur Twitter, rebaptisé X.
« Nous appelons à l’accès ininterrompu et à la protection du système de santé dans l’Amhara, pour que l’OMS et ses partenaires puissent continuer d’y travailler. Et surtout, nous appelons à la paix », a-t-il ajouté.
Samedi, les combattants de la milice nationaliste amhara Fano contrôlaient trois grandes villes de la région, selon des habitants: Lalibela, Gondar et Dessie.
Et si aucun nouvel affrontement n’était recensé à Lalibela, des habitants de Gondar et Bahir Dar, la capitale administrative de l’Amhara ont indiqué avoir entendu des coups de feu à la nuit tombée dimanche.
APS




