Enlèvements, torture, arrestations arbitraires, lourdes peines de prison : le Maroc foule aux pieds les droits humains
Dans un communiqué accablant, publié vendredi, plusieurs associations marocaines de défense des droits de l’homme ont appelé à organiser un rassemblement, mercredi prochain, devant le Parlement européen.
Dans un document rédigé au vitriol, dénonçant les pratiques inhumaines du régime du Makhzen et son appareil judicaire à l’endroit des militants des droits de l’Homme, le Comité France de soutien aux prisonniers politiques et d’opinion au Maroc, l’Association des travailleurs maghrébins de France, l’Association des Marocains en France, l’Association de Défense des droits de l’Homme au Maroc et l’Institut ‘’Mehdi-Ben Barka – Mémoire vivante’’, les cinq associations ont appelé à une participation massive à ce rassemblement «pour exiger la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, notamment les journalistes Omar Radi, Soulaimane Raissouni, Toufik Bouachrine et les prisonniers du Hirak du Rif», est- il souligné.
De concert, elles y vont d’une longue litanie d’accusations épinglant Rabat sur
« la criminalisation, la diffamation, le piétinement des libertés individuelles, l’atteinte aux expressions politiques et associatives, l’instrumentalisation de la justice », des faits devenus «une constante d’une démocratie de façade qui fait de la répression une institution», a brocardé le collectif d’avocats.
Déplorant le «silence assourdissant» de l’Union européenne et ses parlementaires, ces derniers enchaînent, révélant qu’au Maroc, « les enlèvements, la torture, les arrestations arbitraires, les poursuites judiciaires, les condamnations à de lourdes peines de prison restent ce qui caractérise ‘’l’exception marocaine’’ tant défendue par les Etats membres de l’Union européenne», ont-il soutenu.
Le collectif conclue, mettant à l’index une complaisance totale de l’UE à l’égard d’un « pays ami où, hier comme aujourd’hui, on espionne les téléphones des journalistes et des défenseurs des droits humains à l’aide du logiciel israélien Pegasus, où les atteintes aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion, à la liberté de la presse se multiplient, où l’on harcèle, salit, instrumentalise et condamne, où le courage et l’engagement se paient au prix de vies brisées, l’Etat de ce pays, le Maroc, jouit d’une totale complaisance», rapporte le communiqué commun.



