Elle veut couper la poire en deux : l’UE sur un embargo pétrolier avec des dérogations
Les pays membres de l’UE soumettaient, mardi, un projet d’embargo sur le pétrole et les pétroliers achetés à la Russie, a indiqué l’Afp, qui souligne que la mesure suscitait encore les réserves de plusieurs responsables et diplomates européens.
Dans les faits, la Commission européenne a finalisé sa proposition pour un sixième paquet de sanctions contre Moscou en vue de tarir le financement de son effort de guerre contre l’Ukraine.
A cet effet, la CE prévoit un arrêt progressif des achats européens sur une période de 6 à 8 mois, avec une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et totalement dépendants des livraisons par l’oléoduc Droujba, pourront continuer leurs achats à la Russie jusqu’en 2023, a précisé un responsable européen à l’Afp.
Mais cette possibilité pose problème, car la Bulgarie et la République tchèque veulent également bénéficier de cette dérogation, ont expliqué des diplomates informés des discussions menées par la Commission pour finaliser la proposition.
« Il faut éviter l’effet contamination, tout le monde va vouloir des Exemptions » a confié, pour sa part, un responsable européen, préconisant de trouver «les bonnes solutions».
Il a surtout levé des appréhensions bien réelles quant au succès de cette nouvelle démarche, dès lors qu’elle affecte l’intérêt propre à chaque pays du front contre la Russie et pourrait provoquer maintes fissures en son sein.
N.B.




