Drame à Melilla : 18 migrants morts ; Pedro Sanchez dans la posture du serpent qui se mord la queue
Nouveau drame de migrants, après celui enregistré en 2021 à Ceuta. Hier vendredi, l’opinion international a été secouée par les chiffres macabres de l’assaut, par des migrants de l’enclave espagnole de Melilla.
18 d’entre eux ont trouvé la mort, soit en chutant de la clôture de sécurité, soit lors des heurts et des bousculades qui s’ensuivirent.
Autorités marocaines et espagnoles ont évalué le rush entrepris par des migrants, à majorité d’Afrique subsahariennes à leurs dires, à près de 2 000 personnes, dont une centaine a réussi à entrer dans l’enclave, ont affirmé les mêmes sources.
Une occurrence qui a poussé le président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez à monter au créneau pour dénoncer et condamner un assaut « violent et organisé de la part de mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains contre une ville qui est un territoire espagnol », a- t- il fustigé, samedi, en conférence de presse.
Et au Premier ministre socialiste de se fendre d’une conclusion sibylline estimant qu’ il s’est agi « d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », dira- t- il, sans précision substantielle.
Les quatre fers en l’air ? Sanchez qui a ‘’normalisé’’, au prix fort d’un reniement historique sur la question du Sahara occidental, avec le Maroc d’où partent, à l’évidence, tous les coups fourrés vers l’enclave espagnole, se retrouve dans la posture du serpent qui se mord la queue ; impuissant à émettre la moindre suspicion, désormais, à l’encontre d’un Makhzen jamais autant insidieux et sournois.
En somme, le parfait perdreau de l’année devant un rapace implacable pour lequel la vie de desperados africains compte si peu. Ou pas du tout !
N.B.




