Deux responsables de l’ONU exhortent le Conseil de sécurité à œuvrer pour mettre fin à la guerre au Soudan

Deux responsables de l’ONU ont exhorté le Conseil de sécurité et tous les Etats membres de l’ONU à faire tout leur possible pour mettre fin à la guerre qui dure au Soudan depuis plus d’un an, mettant en garde contre le risque que le pays sombre dans davantage de violence.
Le Conseil de sécurité a tenu une séance mardi au cours de laquelle il a discuté de la situation au Soudan et a écouté deux exposés de la sous-secrétaire générale des Nations Unies pour l’Afrique,Martha Ama Akyaa Pobee, et de la directrice des opérations et du plaidoyer au Bureau pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), Edem Wosornu.
« Le sort du peuple soudanais requiert notre attention urgente et une action décisive », a déclaré Martha Ama Akyaa Pobee, soulignant la nécessité d’un cessez-le-feu notamment à El Fasher, au Darfour, « dès maintenant pour prévenir de nouvelles atrocités, protéger les infrastructures vitales et alléger les souffrances des civils ».
Elle a souligné que « le moment était venu pour les parties belligérantes d’épargner davantage de souffrances au peuple soudanais et de s’asseoir à la table des négociations pour discuter de bonne foi ».
De son côté, Edem Wosornu a déclaré que les civils au Soudan ont vécu un « cauchemar » pendant quatorze mois de conflit, notant que les habitants de la ville d’El Fasher sont actuellement au « centre du conflit ».
Elle a averti que 800 000 personnes, dont des femmes, des enfants, des hommes, des personnes âgées et des handicapés sont en danger au milieu d’une violence et de souffrances persistantes.
« Au cours des six dernières semaines, nous avons appelé à plusieurs reprises à la protection des civils et à la fin de cette violence féroce.
Ce Conseil a fait de même la semaine dernière dans sa résolution n 2736 », a-t-elle rappelé.
Mme Pobee et Wosornu ont souligné « la nécessité de ne pas ignorer ces appels et ont exhorté le Conseil de sécurité à faire tout son possible et à utiliser tous les moyens en sa disposition – pour faire pression en faveur de la mise en œuvre de la résolution et mettre un terme à cette tragédie meurtrière ».
Depuis la mi-avril 2023, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) mènent une guerre qui a fait environ 15.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, selon les Nations unies.
Les appels de l’ONU et de la communauté internationale se sont multipliés pour épargner au Soudan une catastrophe humanitaire qui pourrait pousser des millions de personnes à la famine et à la mort en raison de pénuries alimentaires dues aux combats qui se sont étendus à 12 des 18 Etats du pays.
Agences




