Des ONG de défense des droits humains exigent la libération « immédiate » des 14 médecins de Ghaza, détenus par l’entité sioniste

Des ONG de défense des droits humains en Palestine occupée dénoncent la prolongation « arbitraire » de la détention par l’entité sioniste de 14 médecins de Ghaza, exigeant leur libération « immédiate ».
Selon ces organisations, les 14 médecins concernés sont emprisonnés depuis plus d’un an sans avoir été inculpés, et subissent des traitements abusifs et des privations de soin et d’alimentation.
L’avocat de l’un d’eux, Nasser Odeh, dénonce un maintien en détention sans charges.
« L’armée (sioniste) a déjà mené une enquête à leur sujet et, malgré l’absence de toute preuve à leur charge, ils ont décidé de prolonger leur détention », déplore-t-il.
Ces 14 médecins font partie des quelque 400 professionnels de santé détenus par l’entité sioniste au cours de son agression génocidaire contre Ghaza. Parmi eux, figurent des pédiatres, des orthopédistes et des chirurgiens, ainsi que le directeur de l’hôpital Kamal Adwan, le docteur Hussam Abu Safiya, arrêté en décembre 2024 lors du raid sioniste contre son établissement, le dernier à fonctionner dans le nord de Ghaza à cette période.
« Son seul crime est d’avoir sauvé des vies et des enfants, de ne pas les avoir laissés tomber », déclare son fils, Ilya Abu Safiya, au journal The New Arab.
Ses proches affirment qu’en 18 mois de détention, le docteur Abu Safiya été exposé à des traitements brutaux et au refus de soins et d’alimentation suffisante. Il a perdu plus de 40 kilos et a eu quatre côtes fracturées ainsi que d’autres blessures.
Dans un communiqué fin avril, la Société des prisonniers palestiniens (PPS) affirme que le maintien en détention d’Abu Safiya constitue un crime grave au regard du droit international et relève du crime de génocide, compte tenu du ciblage systématique et sans précédent du personnel médical et des établissements de santé dans le cadre d’une politique organisée visant à effacer, détruire et saper les moyens de survie.
Des experts des Nations unies ont dénoncé les « actes de torture graves » dont Safia a été victime, tandis qu’Amnesty International a déclaré que sa détention s’inscrivait dans une stratégie plus large menée par l’entité sioniste visant à démanteler le système de santé de Ghaza et à créer des conditions rendant impossible l’existence de la société palestinienne.
(APS)




