A l’aune de la suspension par l’Algérie du traité d’amitié avec l’Espagne, le gouvernement espagnol, donne des signes de véritable désarroi, multipliant les maladresses diplomatiques.
Après s’être plaint de la décision d’Alger, d’une question pourtant exclusivement bilatérale entre les deux pays, la smala du président du gouvernement, Pedro Sanchez, se bouge sans discontinuer dans l’espoir d’atténuer de l’impact d’une mesure algérienne qui a provoqué une onde de choc au sein de la population et de larges pans de la classe politique.
Sauver la face, surtout, d’un Exécutif coupable, de fait, d’avoir procédé à un reniement historique inédit de la cause du peuple sahraoui, faisant fi de la position immuable de l’Algérie sur cette même question, depuis maintenant près d’un demi- siècle, et qui s’adosse sur des résolutions claires de la Communauté internationale, et donc une légalité incontestable.
Dans son désarroi, au demeurant compréhensible, au regard, notamment, des pertes économiques incommensurables annoncées, le Gouvernement- Sanchez semble perdre le BA.ba diplomatique pour s’égarer dans des sentiers inélégants, via des déclarations limite puériles, tendant à ameuter le voisinage dans des démarches foncièrement inconsidérées, proches de la forfaiture et du crime avéré de lèse-majesté.
Sinon, comment expliquer la toute récente sortie, cette fois de la ministre de l’économie qui trouve que «l’Algérie s’aligne de plus en plus sur la Russie» a ainsi déclaré, pince- sans- rire, Nadia Calvino dans un entretien à Radio Catalunya ?
Dans cette même veine qui prêterait à l’hilarité, n’était la gravité du propos, c’est au chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares de se fendre d’une déclaration tout autant saugrenue, confiant à la presse locale que la Russie aurait «poussé» l’Algérie à créer une crise avec son pays.
C’est dire que l’Espagne officielle s’ingénie à habiller l’Algérie de la couverture d’une république bananière et la diaboliser pour être dans l’air du temps, quand elle a eu à la gifler de par une décision qui transpire, pourtant, la souveraineté par tous les pores !
Une occurrence qui hypothèque davantage toute perspective d’un retour à la normale, l’Algérie ayant déjà appareillé vers des ports plus sûrs, dont l’Italie, la Turquie, les USA, présentement invités d’honneur à la 53e FIA d’Alger.
Et, eh oui, la Russie !
N.B.




