Dégâts collatéraux de la crise politique entre l’Algérie et l’Espagne, surgie en mars écoulé, en raison du revirement du gouvernement-Sanchez sur sa position à l’égard de la cause sahraouie, la diplomatie espagnole étalé au grand jour des tares en la matière, difficiles à contredire.
Il faut dire que la fulgurance, surtout la fermeté et la pertinence de la réponse d’Alger à l’égard d’une forfaiture consommée, avait tôt fait de désarçonner l’Exécutif espagnol et ses éminences grises, leur laissant peu de marge de manœuvres, sinon des gesticulations «au caractère grotesque du spectacle diplomatique», selon les termes de l’agence officielle Aps.
Dans cette veine, l’Aps s’est fendue, depuis hier, d’un portrait au vitriol du chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares.
Le commentaire, intitulé ‘’De la fuite en avant du pyromane Albares’’, se livre à un bashing en règle, mettant en doute d’emblée les capacités « d’un diplomate indigne » de ce grand pays méditerranéen « et de son grand peuple qui a toujours inspiré le respect» surligne l’écrit dans un distinguo subtil.
Et d’enchaîner , implacable, avançant que « M.Albares, entré en diplomatie par effraction et jamais à cours de maladresses, a réussi (il faut le lui reconnaitre!) à manipuler un compatriote, camarade de parti, ancien ministre des affaires étrangères de son état et aujourd’hui à la tête des relations extérieures de l’Union européenne, à tristement entacher la crédibilité de cette très importante institution communautaire, par la publication d’un communiqué sans fondement à l’encontre de l’Algérie», est-il méticuleusement révélé.
Le réduisant, pratiquement, au stade la caricature, le rédacteur de la diatribe met en avant « la déclaration guignolesque » écrit-il « faite le jour même sur le parvis de la Commission de l’UE, appelant, voire intimant aux autorités algériennes au dialogue, et ce avec un langage aux contours irrévérencieux et surtout indigne de sa fonction».
Ou encore son «pitoyable appel du pied aux Etats-Unis et à l’Otan pour secourir un petit ministre dépassé par ses propres turpitudes, après avoir vainement tenté de mobiliser l’Union européenne et ce en agitant l’épouvantail russe pour convaincre les pairs européens pour se tenir à ses côtés». La messe est dite !
Le requiem, aussi ? Morceau d’anthologie, pour l’épilogue : «l’histoire ne retiendra pas grand-chose d’Albares, car rien de grand ne naît de la petitesse. En exacerbant la crise entre l’Algérie et l’Espagne et en l’enveloppant dans un langage emprunté à la guerre froide ne grandit pas Albares, non plus» a conclu le pamphlet.
N.B.




