COP17 sur la biodiversité : appel à accélérer la mise en œuvre des engagements des États

Les États sont appelés à intensifier leurs efforts pour enrayer l’érosion de la biodiversité et mobiliser les financements nécessaires à sa préservation, à l’occasion de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, ouverte lundi à Erevan, en Arménie.
Réunissant les représentants des 196 Parties à la Convention sur la diversité biologique, pour deux semaines de travaux, cette conférence vise notamment à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022, et à identifier les mesures nécessaires pour atteindre ses objectifs d’ici à 2030.
Au cours des deux prochaines semaines, notre mission consistera à surmonter les divergences, à parvenir à un consensus et à veiller à ce que la COP17 aboutisse à des résultats, a affirmé lundi le président de la COP17 et ministre arménien de l’Environnement, Hambardzum Matevosyan, dans un discours lors de la cérémonie d’ouverture de l’événement.
Selon un premier bilan présenté à l’approche de cette rencontre, la majorité des 23 objectifs fixés accusent un retard, notamment ceux liés à la réduction des subventions néfastes à la nature et à la mobilisation des ressources financières en faveur des pays en développement.
Collectivement, nous ne sommes pas encore sur la bonne voie, a reconnu le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, appelant à redoubler d’efforts pour concrétiser les engagements internationaux.
De son côté, la secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, a rappelé que des milliards de personnes sont affectées par les conséquences de la perte de biodiversité, insistant sur l’urgence d’accélérer l’action internationale.
Les discussions porteront également sur le déficit de financement mondial consacré à la biodiversité, dans un contexte marqué par les contraintes budgétaires et le recul de l’aide publique au développement.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à davantage d’action et de volonté politique, dénonçant notamment les subventions aux énergies fossiles, estimées à 2.600 milliards de dollars par an.
La COP17 intervient à un moment crucial pour la protection des écosystèmes, alors que la dégradation des forêts et des récifs coralliens, l’extinction des espèces et l’aggravation des catastrophes naturelles renforcent la nécessité d’une réponse internationale coordonnée.
Les résultats de cette conférence seront notamment évalués à travers la capacité des Etats à transformer leurs engagements politiques en mesures concrètes et en progrès mesurables.




