Conseil des MAE de l’OCI : réaffirmation du caractère central de la question palestinienne

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a réaffirmé le caractère central de la question palestinienne et d’El-Qods pour le monde musulman, à l’issue de sa 52e session, tenue les 17 et 18 octobre à Bagdad.
Le Conseil a également souligné qu’El-Qods fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés depuis 1967 et constitue la capitale de l’État de Palestine, rapporte l’agence de presse palestinienne WAFA.
Il a également rejeté toutes les mesures et actions sionistes visant à modifier ou à porter atteinte à son statut juridique, politique, géographique et démographique, ainsi qu’à son identité arabe, islamique et chrétienne.
Les ministres des MAE de l’OCI ont insisté sur la nécessité de préserver le statu quo historique et juridique de la ville d’El-Qods et de ses lieux saints, tout en réaffirmant leur soutien à la tutelle hachémite jordanienne sur ces sites.
Ils ont condamné toutes les incursions et violations commises contre la mosquée Al-Aqsa et les autres lieux saints islamiques et chrétiens, notamment la mosquée Ibrahimi.
Les ministres ont également réaffirmé que la mosquée Al-Aqsa, également appelée Haram Al-Charif, dans son intégralité, d’une superficie de 144 dounoums, « constitue un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans ».
Les représentants des Etats à l’OCI ont fermement condamné la poursuite de l’expansion des colonies sionistes, l’accaparement des terres, la démolition de maisons, les déplacements forcés et les actes de terreur perpétrés par les colons, ainsi que toutes les mesures visant à annexer des territoires palestiniens.
Ils ont particulièrement insisté sur la dangerosité du projet colonial « E1 », qui menace la continuité géographique du territoire palestinien et isole El-Qods-Est de son environnement palestinien.
Les MAE ont affirmé que toutes les activités de colonisation dans le territoire palestinien occupé, y compris à El-Qods-Est, sont illégales au regard du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la résolution 2334, appelant la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour mettre fin à ces pratiques, à veiller à ce que les auteurs de violations commises à l’encontre du peuple palestinien rendent des comptes et à préserver le droit des Palestiniens à demeurer sur leurs terres, tout en rejetant aussi toute tentative visant à les en expulser.
Ils ont, d’autre part, exprimé leur rejet catégorique de tout plan ou de toute tentative visant à déplacer le peuple palestinien hors de ses terres, soulignant que la cessation de l’agression, le relèvement et la reconstruction de la bande de Ghaza doivent s’inscrire dans le cadre d’un processus politique clair, crédible et urgent, visant à mettre fin à l’occupation sioniste, à concrétiser l’indépendance et la souveraineté de la Palestine sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec El-Qods-Est pour capitale, et à parvenir à une solution à deux Etats, conformément au droit international, aux résolutions pertinentes des Nations unies et à l’Initiative de paix arabe de 2002.
Les MAE ont réaffirmé, par ailleurs, leur rejet de toutes les mesures et actions illégales visant à entraver le travail de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ou à restreindre sa capacité à remplir son mandat.




