Cisjordanie occupée : Oxfam met en garde contre les actions sionistes

L’organisation Oxfam a mis en garde mercredi contre les actions sionistes en Cisjordanie occupée, où quelque 40.000 personnes ont été déplacées depuis le 19 janvier, jour de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu à Ghaza.
L’ONG a déclaré qu' »au moins 800″ points de contrôle, barrières et portes militaires avaient été imposés en cinq semaines, ce qui aurait « entraîné des restrictions de mouvement sans précédent, des trajets de deux heures prenant désormais douze heures ».
Mustafa Tamaizeh, responsable du développement de la justice économique et responsable de la réponse en Cisjordanie pour Oxfam, a déclaré : « Le gouvernement (de l’entité sioniste) poursuit cette destruction en toute impunité tout en aidant et en encourageant les colons illégaux à attaquer les communautés palestiniennes ».
Il s’agit, selon lui, « de politiques et mesures d’annexion accélérées qui rendent de plus en plus difficile et dangereuse pour Oxfam et d’autres organisations d’atteindre les communautés et de leur fournir l’aide humanitaire dont elles ont désespérément besoin. Les besoins aigus sont encore aggravés par le déplacement forcé massif de tant de personnes ». Le personnel d’Oxfam et ses partenaires signalent que « l’accès à l’aide humanitaire leur est refusé ou menacé aux points de contrôle militaires, et que les livraisons d’aide humanitaire sont bloquées. Ces restrictions ralentissent les efforts d’aide humanitaire et augmentent les coûts opérationnels ».
De son côté, Suhair Farraj, directrice de Women Media and Development, partenaire d’Oxfam, a affirmé que la situation « n’a jamais été aussi mauvaise qu’aujourd’hui. Il y avait autrefois des raids de l’armée (sioniste), mais rien de comparable ».
(APS)




