Champions’ League : Mahrez qualifie City, Guardiola l’élimine
En dépit d’un ballotage favorable, grâce au score éloquent enregistré à l’aller (4-3), Manchester City a été éjecté, mercredi dans la soirée, des demi- finales de la Ligue des champions d’Europe, en s’inclinant devant le REAL Madrid au Bernabeu, dans les prolongations (3-1). Une partie dantesque pour les Citizens !
En cause, la philosophie anecdotique, encore une fois, du coach des Sky Blue qui a plombé son équipe au 1-0 signé avec brio par Riadh Mahrez et qui l’envoyait, alors, en finale de la LDC.
Le technicien espagnol, dont l’attitude frise souvent la science infuse en football, a d’abord commencé le match par un système de jeu antinomique des vertus du jeu des Citizens, alors qu’il foulait la pelouse avec un onze idéal, en théorie du moins, donnant l’impression de préserver l’acquis de l’Etihad Stadium.
De ce point de vue, rares auraient été ceux qui retrouvaient l’autoritaire Manchester City et sa transcendance légendaire. Le ‘’burn out’’ criard de son métronome, Kevin de Bruyne, complètement à côté de son sujet, sautait aux yeux de tout le monde, sauf aux yeux du Catalan.
Pourtant, et en retrouvant ses esprits à 20 minutes de la fin de la rencontre en lançant Gundogan à la place du Belge, il a fait retrouver à son équipe son panache sublime.
Un double caviar signé par l’international allemand et l’espagnol Bernardo Silva, a permis à Mahrez d’envoyer les siens en finale, au prix d’un bijou de tir lifté (73’).
Les Citizens reprenaient leur football et leurs ambitions. Mais c’était sans compter sur les inénarrables errements de leur gourou.
N’ayant vraisemblablement pas retenu la leçon du terrifiant réalisme de RMA, revenu par 3 buts à l’aller, ou ses triomphes inouïs sur le PSG et Chelsea, Guardiola allait faire tout faux dans son deuxième choix de la partie en sortant Mahrez, bête noire des Merengues s’il s’en trouve, à la 84’, croyant la cause entendue.
Il nourrira sûrement de gros regrets pour cette option, sur les actions de Grealish qui allaient échouer, dans les prolongations, dans l’espace de prédilection du capitaine des Verts.
Entretemps, en une minute chrono, Rodry avait exécuté un Ederson, apparu loin du haut niveau.
Et c’est à l’inévitable Benzema de clouer au pilori Guardiola et son mythe, après avoir transformé le pénalty, au demeurant controversé, à la 95’, propulsant la Casa Blanca à une énième finale de la Champions’ League.
En définitive, Guardiola qui semble faire de Riad Mahrez une tête de turc privilégiée, n’a jamais été piégé au grand jour pour son attitude envers l’algérien. Le temps peut- être pour ce dernier d’aller monnayer son immense talent ailleurs que sous la férule d’un entraineur qui ne reconnaitra jamais pleinement son talent !
N.B.




