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Canicule en France : déjà 7.300 morts en excès recensées cette année, selon un bilan provisoire

Alors qu’une troisième vague de chaleur sévit en France depuis fin juillet, l’une des plus longues jamais enregistrées dans le pays, le bilan provisoire de la surmortalité lors des périodes de fortes températures cette année s’élève déjà à 7.300 morts, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires.

Au moins 1.243 morts en excès « toutes causes » confondues – pas encore imputables avec certitude à la chaleur à ce stade -, ont été enregistrées du 3 au 22 juillet -sur 14.713 décès comptabilisés au total- selon les chiffres divulgués par Santé publique France (SpF), d’après l’AFP.

Cette estimation de la surmortalité – par rapport à la mortalité attendue, hors évènements exceptionnels, sur la période -, se base sur « les certificats de décès remontés jusqu’à la date d’hier (mardi, NDLR) », soit environ 80% de la mortalité nationale, a précisé lors d’un point presse Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de SpF.

A ce stade, le bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année s’élève déjà à 7.300 morts, car 5.764 morts en excès ont été recensées du 17 au 30 juin, et 300 autres lors du tout premier épisode caniculaire de cette année, du 24 au 28 mai.

Ce bilan est voué à s’alourdir, car d’une part il ne prend pas encore en compte tous les décès enregistrés sur l’été entier dus à la chaleur – qui a aussi des effets sanitaires à retardement sur les organismes -, et d’autre part car une troisième vague est survenue depuis fin juillet.

Au total, la France a connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record, devant les 33 jours de 2022 ou les 22 jours de l’été de 2003, selon l’analyse par l’AFP des données de l’agence nationale Météo-France.

Au-delà de la France, l’Europe occidentale a connu son début d’été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record, sur fond de vagues de chaleur à répétition, de sécheresse généralisée et d’incendies dramatiques, alimentés par le réchauffement climatique.

En juillet les « personnes âgées de 75 ans et plus », parmi les plus vulnérables car elles souffrent souvent de comorbidités notamment, ont représenté près des trois quarts des décès en excès recensés, même si ces derniers ont touché « toutes les classes d’âge » à partir de 45 ans.

Ces décès de personnes âgées, « les premières victimes de ces épisodes, aussi bien en termes de mortalité qu’en termes de morbidité », a rappelé M. Denys, se sont produits dans tous types de lieux: établissements hospitaliers, maisons de retraite/Ehpad, mais avec aussi – un « signal assez notable »- à domicile.

Cet « épisode caniculaire » de juillet « a été moins intense mais néanmoins assez remarquable par sa durée et son étendue territoriale puisque 78 départements ont été concernés » soit près de 80% de la population hexagonale, a-t-il noté.

La précédente vague de chaleur, en juin, a été plus intense que la canicule d’août 2003, un événement qui avait traumatisé le pays en causant 15.000 morts.

(Agences)

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