Burkina Faso: une quarantaine de morts dans 3 attaques terroristes ruine l’initiative de Sandaogo
Une quarantaine de supplétifs de l’armée et de civils ont été tués samedi lors de trois attaques menées par des jihadistes présumés dans le nord et l’est du Burkina Faso, rapporte, lundi, l’Afp, citant des sources sécuritaires et locales.
La même source relève que l’attaque la plus meurtrière a visé les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils de l’armée) de la commune de Guessel dans la région du Sahel (nord), tuant «une vingtaine de personnes, dont huit VDP», a précisé un de leurs responsables, ajoutant que le même jour, cinq autres supplétifs et un civil ont été tués à Markoye, dans la même région. Une information confirmée par une source sécuritaire à l’Afp.
Il est à souligner que le Burkina Faso fait face à une spirale de violence terroriste depuis 2015. Les attaques perpétrées par des mouvements armés, dont certaines estampillées Al-Qaïda et EI ont fait plus de 2.000 morts et 1,8 million de déplacés.
Egalement, il convient de rappeler que le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le 24 janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré, accusé d’être inefficace face à la violence jihadiste, a assuré vouloir faire de la question sécuritaire sa priorité, relève l’agence française de presse.
Dans cette veine, le chef de l’Etat avait annoncé, début avril, la création de comités locaux de dialogue avec des groupes jihadistes locaux pour tenter d’enrayer les violences.
Une initiative semblant vouée à l’échec au vu de la recrudescence des actes terroristes, observée après un semblant d’accalmie.
N.B.




