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Brahim Ghali: L’exercice du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est une partie indissociable du processus de décolonisation

Le Président de la République et Secrétaire général du Front, Brahim Ghali, a affirmé que l’exercice du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est une partie indissociable du processus de décolonisation du continent africain.

Dans un discours prononcé devant les participants au Sommet, le dirigeant sahraoui a déclaré :

« Nous ne pouvons pas parler d’une Afrique libre et prospère alors que les peuples sont privés de leur liberté et de leur droit de décider de leur avenir. »

Ci-dessous le discours du Président de la République :

Son Excellence Monsieur João Lourenço, Président de la République d’Angola, Président en exercice de l’Union africaine,

Son Excellence M. Terrance Drew, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis et Président pro tempore de la CARICOM,

Son Excellence Mme Carla Barnett, Secrétaire générale de la CARICOM,

Son Excellence M. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine,

Son Excellence M. António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Excellences, Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine et des pays de la CARICOM,

Chers participants,

Permettez-moi d’exprimer notre profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Abiy Ahmed, Premier Ministre de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie, pour l’accueil chaleureux et la généreuse hospitalité dont il a fait preuve, comme il est de coutume dans ce pays frère, berceau d’une civilisation ancienne et d’une histoire glorieuse.

Nous exprimons également notre sincère gratitude à l’Union africaine, à sa Commission et à nos partenaires de la CARICOM, pour leurs efforts diligents visant à faire de cet événement historique un succès et pour avoir créé un environnement propice à un dialogue fructueux qui reflète l’esprit de solidarité et d’unité qui unit nos peuples.

Ce sommet Afrique-Caraïbes est véritablement historique. Nous partageons un héritage commun de luttes et une mémoire collective marquée par les souffrances causées par le colonialisme, l’esclavage et l’occupation. Il ne s’agit pas seulement d’une rencontre diplomatique de haut niveau, mais d’une manifestation vivante de la volonté de nos peuples de construire un avenir fondé sur la justice, la dignité et la solidarité transcontinentale.

Le succès de ce sommet dépend de sa capacité à consolider nos objectifs communs et à renforcer le contenu du travail conjoint au niveau international, en vue d’obtenir une justice réparatrice pour l’époque coloniale et de recouvrer les droits historiques et culturels spoliés à nos peuples. Le temps est venu de traduire nos revendications en politiques et de les traduire en résultats concrets sur le terrain.

Nous tendons la main à nos frères et sœurs des Caraïbes, cet admirable groupe de nations qui représente et doit continuer d’être une zone de paix et de stabilité, pour forger ensemble une alliance solide qui récupère notre passé et construit un avenir plus juste pour nos générations futures.

L’Union africaine, lors de son 37e Sommet, a proclamé 2025 « Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais des réparations », appelant à la création d’un cadre de partenariat transcontinental incluant l’Union africaine, la CARICOM et la diaspora africaine dans les Amériques et en Europe.

De même, le protocole d’accord signé en septembre 2024 entre l’Union africaine et la CARICOM représente une étape concrète vers le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l’éducation, de la santé, de la culture et de la connectivité aérienne et maritime, consolidant ainsi l’unité de destin et favorisant l’intégration entre nos peuples, en plus d’éliminer les vestiges et les conséquences du colonialisme et de permettre aux peuples d’exercer librement et dignement leur droit à l’autodétermination.

Dans ce contexte, nous réaffirmons que permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à la pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire national est indissociable du processus de décolonisation sur le continent africain. On ne peut parler d’une Afrique libre et prospère tant qu’un peuple est privé de sa liberté et de son droit de décider de son avenir.

Vive l’unité et la solidarité entre les peuples d’Afrique et des Caraïbes !.

SPS

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