Barrage de la Renaissance : l’Egypte insiste sur « un accord juridique contraignant » sur le remplissage

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a souligné l’importance de parvenir à « un accord juridique contraignant » sur le remplissage du « Barrage de la renaissance » éthiopien, construit sur le Nil Bleu et source de tensions entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.
S’exprimant, samedi, lors d’une conférence annuelle du Conseil égyptien des affaires étrangères, M. Shoukry a souligné que « parvenir sans délai ni tergiversations à un accord juridique contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage est une nécessité indispensable ».
Shoukry a évoqué « le grave défi de la sécurité de l’eau auquel sont confrontés le Moyen-Orient et le continent africain ».
Il a souligné « l’adhésion de l’Egypte à la retenue et au respect des droits du peuple éthiopien au développement », ajoutant : « Cependant, cette question n’a pas et ne sera jamais en échange d’une complaisance envers le droit des Egyptiens ».
Le Caire et Khartoum veulent parvenir d’abord à un accord tripartite sur le remplissage et l’exploitation du barrage, afin d’assurer le débit continu de leur part annuelle de l’eau du Nil, tandis qu’Addis-Abeba affirme que le barrage, dont la construction a commencé il y a plus d’une décennie, n’est pas destiné à nuire à qui que ce soit.
APS




