Assises nationales de la refondation au Mali: une ultime étape, aujourd’hui avec de gros espoirs, au bout
Le Mali à un tournant-clef de son avenir ?
La dernière phase des travaux des Assises nationales de la refondation au Mali a débuté lundi à Bamako et s’achèvera le 30 décembre. Ses conclusions, vivement attendues, devraient constituer «le préalable à des élections et un retour des civils au pouvoir», estime un observateur au fait du dossier malien.
Il faut savoir que cette ultime étape sera mise à profit pour synthétiser les différentes propositions, recueillies depuis 20 jours à travers le pays et dont les saillies restent liées aux différentes recommandations de réforme sur la sécurité, la gouvernance, la justice, la paix et la cohésion sociale. Cela, en dépit de l’absence de nombreux partis politiques, d’associations et de groupes armés signataires des accords de paix de 2015 et qui boycottent ces assises depuis le départ pour des désaccords sur l’organisation et le mode de consultation.
Il n’empêche que les promoteurs de cette démarche mettent en avant la participation d’«au moins 649 communes sur un total de 745» se sont- ils félicité.
Enfin, il serait utile de rappeler que le Mali a été le théâtre de deux changements anticonstitutionnels en moins d’un an en août 2020 et mai 2021. Les militaires s’étaient engagés sous la pression de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), médiatrice, et d’une partie de la communauté internationale, à remettre le pouvoir aux civils après des élections présidentielle et législatives programmées en février 2022.
Mais les autorités ont finalement notifié à la CEDEAO être dans l’incapacité de respecter le calendrier convenu.




