Argentine : nouvelle manifestation massive contre Milei pour défendre l’université

Plusieurs milliers de personnes, étudiants et enseignants en tête, ont manifesté mercredi à Buenos Aires pour défendre l’université, deuxième rassemblement de masse en six mois défiant le président ultralibéral Milei sur ce thème sensible, sur fond d’austérité budgétaire.
Une marée humaine a rempli en fin d’après-midi la vaste place du Parlement au centre de la capitale, pour défendre « l’urgence budgétaire » de l’université, des rattrapages salariaux pour les enseignants, et une réévaluation régulière des budgets sur fond d’inflation à 236% en interannuel.
« Sans éducation pour le peuple, pas de paix pour le gouvernement ! » « La plus grande victoire : que l’université se soit remplie de fils d’ouvriers ! » « De quelle liberté on nous parle sans éducation ? » clamaient des banderoles et pancartes, brandies à Buenos Aires dans une foule diverse, et paisible, face à un imposant dispositif de sécurité et de barrières métalliques barrant l’accès au Parlement.
La manifestation, à l’appel d’enseignants et étudiants mais soutenue par des syndicats et mouvements sociaux, visait à reproduire celle d’avril, spectaculaire, où des centaines de milliers d’Argentins avaient manifesté dans la capitale et en province.
C’était, alors, pour défendre le budget des universités, gelé pour 2024 au niveau de 2023, malgré l’inflation hors contrôle. L’exécutif avait été contraint à une marche arrière, et des ajustements partiels, en deux temps pour 2024, des dépenses de fonctionnement.
Cette fois, le grief portait sur un rattrapage des salaires des enseignants du supérieur -autour de 650.000 pesos pour un débutant- et sur une loi, approuvée au Sénat, déclarant l’université en « urgence budgétaire », et posant une réévaluation bimensuelle de son budget.




