Argentine : le président veut destituer la Cour suprême

Le président argentin Alberto Fernandez a lancé mercredi une procédure parlementaire de destitution de la Cour
suprême pour « mauvais exercice de ses fonctions », nouvelle étape du conflit entre le pouvoir et un appareil judiciaire qu’il souhaite réformer.
M. Fernandez (péroniste, centre-gauche) a remis mercredi à des responsables de la Chambre des députés une demande de « procès politique » contre la Cour suprême, en demandant un « traitement législatif rapide ».
La démarche, au symbolisme fort, n’a presque aucune chance d’aboutir.
Les députés doivent d’abord approuver le principe d’une enquête.
Cette dernière, si elle a lieu, est menée sous 60 jours par une commission parlementaire.
Or la coalition de centre-gauche au pouvoir n’a la majorité absolue ni à la Chambre basse, ni au Sénat, même si elle y est le groupe le plus important.
L’initiative du chef de l’Etat Argentin fait suite à un jugement en décembre de la Cour suprême, fortement contesté par le pouvoir central, qui avait augmenté la proportion de recettes fiscales fédérales que devrait recevoir la capitale Buenos Aires, dont le maire est l’opposant de centre-droit Horacio Larreta.
APS



