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Agression sioniste : appel urgent des médecins de Ghaza pour assister un secteur de la santé effondré

Les médecins de Ghaza ont lancé un appel urgent face à l’effondrement du secteur de la santé, causé par le manque de carburant et d’équipements médicaux, ce qui a entraîné l’arrêt de nombreux services. Cette crise est exacerbée par les arrestations de personnel médical et les bombardements incessants de l’occupant sioniste, entraînant la destruction des hôpitaux.

Le docteur Mariam Hamad, médecin à l’hôpital « Martyrs d’Al-Aqsa » à Deir al-Balah (centre de Ghaza), a déclaré à l’APS : « Ce qui se passe à Ghaza dépasse toute description. La souffrance qui s’y vit dépasse les mots et échappe à toute expression pour décrire les conséquences dévastatrices » laissées par l’agression sioniste.

Elle a ajouté : « Chaque jour, la douleur se manifeste dans les rues bondées de blessés et de martyrs, tandis que les hôpitaux s’effondrent sous la pression croissante et le manque d’approvisionnements. Les mots ne peuvent refléter les scènes de perte ni décrire la profondeur de la catastrophe humanitaire que subissent les habitants. »       Dans ce contexte, docteur Hamad a précisé qu’en raison du manque de carburant et de la rareté du matériel médical, ainsi que la destruction systématique des infrastructures par l’occupant sioniste, les rues de Ghaza sont jonchées de blessés qui meurent faute d’ambulances pour les transporter vers des hôpitaux déjà en ruines et dépourvus de tout matériel nécessaire.             Elle a également mentionné que même les hôpitaux qui résistent à l’effondrement, comme l’hôpital Kamal Adwan (dans le nord de Ghaza), sont presque dépourvus de médecins.

Ce manque criant d’effectifs réduit considérablement les espoirs des blessés d’obtenir les soins médicaux nécessaires, car les secours ne parviennent pas à les atteindre et il n’y a personne pour les soigner dans les services déjà effondrés.       Elle a ajouté que l’hôpital est dans un état d' »impuissance totale », sans nourriture, sans eau, sans médecins, ni moyens pour s’occuper des blessés.  Les martyrs sont enterrés sans linceuls, et les blessés succombent dans les rues, faute d’ambulances détruites par les forces d’occupation sionistes et de matériel médical de base, car le blocus strict empêche les équipes de secours ou de Défense civile de circuler.

Elle a également souligné que l’approvisionnement en électricité est limité, et les hôpitaux dépendent de l’énergie solaire pour répondre aux besoins des services sensibles, tout en conservant des quantités limitées de carburant pour les unités de soins intensifs et les respirateurs.

Et de poursuivre : « A chaque instant, nous redoutons une coupure de courant. La situation varie selon les régions. Dans le sud, de faibles quantités de carburant parviennent aux hôpitaux, tandis qu’au nord, comme à l’hôpital Kamal Adwan, il n’y a aucun soutien : ni carburant, ni médecins, ni même de nourriture. »

Mariam Hamad a relevé que le secteur de la santé à Ghaza éprouve de grandes difficultés à transférer des cas complexes à l’étranger depuis la fermeture et l’occupation du passage de Rafah, rendant impossible tout traitement pour les patients nécessitant des soins complexes. Elle a souligné que ces cas « font face à la mort ou à des handicaps permanents, car il n’y a pas de transferts pour un traitement en dehors de l’enclave. »

« Chaque jour, il y a de nouveaux massacres, de nouveaux martyrs, des amputations, des déplacements forcés, et des histoires déchirantes. Notre message est clair : Arrêtez l’agression », a-t-elle conclu.

(APS)  

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