À l’ONU, le président iranien dénonce les attaques américaines et sionistes

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mercredi, devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, que l’Iran avait été « victime du terrorisme », assurant que son pays n’avait fait que se défendre face aux attaques américaines et sionistes.
Le président iranien a brandi des photographies de l’ancien guide suprême Ali Khamenei ainsi que de plusieurs enfants iraniens tués lors des premiers jours du conflit.
« Nous n’avons fait que nous défendre. Nous ne sommes pas des terroristes », a déclaré Pezeshkian, accusant les États-Unis et l’entité sioniste d’avoir lancé des attaques contre son pays. « Notre peuple innocent a été la cible d’attaques et d’agressions lâches perpétrées contre notre pays. Et nous nous sommes défendus avec la plus grande fermeté », a-t-il affirmé.
« Oui, ils nous ont frappés, mais nous n’avons pas plié le genou », a-t-il ajouté. Vers la fin de son intervention, il a également interpellé directement le président américain Donald Trump, affirmant que Téhéran restait disposé au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, mais refusait toute pression fondée sur le recours à la force.
Le discours de Pezeshkian est intervenu au lendemain de celui de Donald Trump devant la même tribune. Le président américain avait alors menacé d’« anéantir » la République islamique si aucun accord n’était rapidement trouvé pour mettre fin au conflit, qui dure depuis près de sept mois.
Quelques heures après son discours, Trump a annoncé que ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner avaient rencontré pendant environ trois heures des représentants iraniens en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Qualifiant les discussions de « très bonnes », le président américain a toutefois fourni peu de détails sur leur contenu.
De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait indiqué que Donald Trump était disposé à rencontrer directement son homologue iranien durant son séjour à New York.
(Agences)




