RD Congo : une pénurie de vaccins contre le Mpox retarde la lutte contre l’épidémie à Kinshasa

La République démocratique du Congo (RDC) n’a pas été en mesure de lancer une campagne de vaccination contre le Mpox dans la capitale Kinshasa en raison d’une pénurie de vaccins, les donateurs ayant tardé à honorer leurs engagements de fournir des doses suffisantes, ont rapporté mardi des médias citant différentes sources.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le virus Mpox comme une urgence sanitaire mondiale à la mi-août, après qu’une nouvelle souche a commencé à se propager de la RDC vers les pays voisins.
Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, les donateurs tardent à concrétiser leurs promesses de fournir des vaccins. Cris Kacita, responsable des opérations du programme de lutte contre le Mpox en RDC a déclaré mardi qu’il lui restait 53 921 doses de vaccin à utiliser dans les prisons – où les personnes sont à haut risque – mais qu’il lui fallait plus de 162 000 doses pour lancer un programme de vaccination dans la capitale.
Jusqu’à présent, Kinshasa, qui compte près de 20 millions d’habitants, a été moins touchée que d’autres régions du pays. Des campagnes de vaccination sont en cours dans six autres provinces. Kacita a expliqué que « l’arrivée des vaccins était également retardée par le processus administratif, qui comprend l’envoi d’une demande officielle, la fabrication, la préparation des documents et l’obtention des autorisations d’importation ».
« Tant que nous n’aurons pas la quantité nécessaire, ça va être compliqué de lancer (la vaccination) dans les 14 zones de santé de Kinshasa », a-t-il concédé.
L’organisation caritative Save the Children a indiqué mercredi que « des vaccinations ciblées étaient nécessaires pour arrêter la propagation rapide du virus parmi les enfants, qui sont près de quatre fois plus susceptibles de mourir de la nouvelle souche de Mpox que les adultes ».
Selon les données de l’organisation humanitaire, les cas suspects parmi les enfants en RDC ont augmenté de plus de 130 % depuis le 14 août, passant de 11 300 à 25 600 au 3 novembre. « Les enfants sont particulièrement vulnérables au Mpox : ils explorent par le toucher et le goût, ne comprennent pas toujours les conseils de santé et ont un système immunitaire plus faible que les adultes », a expliqué Katia Vieira de Moraes LaCasse, de Save the Children.
(APS)




