COP28 : exclure le nucléaire, « c’est obsolète », dit le patron de l’AIEA

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, plaide pour débloquer les financements publics internationaux en faveur de l’atome , Il estime également que disqualifier cette énergie en raison des erreurs de certains projets serait « une erreur ».
Une vingtaine de pays, dont les États-Unis, la France, le Japon et les Émirats arabes unis, ont appelé samedi à la COP28 à tripler les capacités de l’énergie nucléaire dans le monde d’ici 2050, pour limiter le réchauffement climatique .
Ses promoteurs bénéficient dans cette énergie, modulable et qui n’émet quasiment pas de gaz de serre, un moyen incomparable de produire une électricité vertueuse et abondante.
Un argument qui semble faire son chemin, puisque le nucléaire a désormais pignon sur rue à la COP, le grand rendez-vous annuel sur le climat sous l’égide de l’ONU.
Mais comment assurer le financement de ces projets pharaoniques et risqués, dont la durée de vie s’étend sur des dizaines d’années ? Surtout au moment où les coûts des énergies renouvelables ne cessent pour leur part de baisser.
« Il ya du travail à faire », les besoins en financement de pays en développement qui voudraient continuer dans l’atome (il cite Brésil, Argentine, Afrique du Sud…) ou ceux qui s’y intéressent, du Maroc au Sénégal, du Kenya aux Philippines… reconnaît Rafael Grossi.
« Il existe des dispositions statutaires, parfois dans certaines institutions de crédit internationales, qui excluent le nucléaire. Je pense que ça, c’est complètement obsolète. Ça ne correspond à aucun critère scientifique ou technologique. C’est plutôt, je crois, des choses du passé », estime-t-il.
Afp




